Moralisation de la gouvernance : la Crief, une planche de salut pour les deniers publics (édito)

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La récente création d’une Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) est le signe du dévouement du colonel Mamadi Doumbouya pour le bien public. L’initiative semble s’inscrire en droite ligne de l’aggiornamento politique, auquel on assiste depuis la prise du pouvoir par le Conseil national pour le rassemblement et le développement (Cnrd), le 05 septembre. Une date qui sera dorénavant marquée d’une pierre blanche pour de nombreux guinéens.

Mettre un terme à la déprédation des ressources de l’État par des cadres sulfureux, figure en bonne place parmi les défis dantesques que promet de relever le colonel Mamadi Doumbouya, durant cette transition. C’est sans doute pour lier l’acte à la parole que le chef de l’État, qui n’est pas du genre à se payer de mot, vient de créer la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief).

La mesure a trouvé un écho retentissant dans la cité. Saluée unanimement par les acteurs de la société civile, les politiques et le velgum pecus. De quoi donner du relief au colonel Doumbouya. Qui fait ainsi un pied de nez à son prédécesseur, homme de gauche et politicien de métier, dont la promesse de moralisation de la vie publique est cependant restée un vœu pieux.

Dire que l’impunité était érigée en norme sous Alpha Condé est une vérité de lapalissade. Le président déchu ayant passé son temps à naviguer entre la complaisance et l’impunité. Ce qui avait enhardi les cadres de l’administration publique. Qui pouvaient barboter à satiété dans nos deniers. Exemptés qu’ils étaient de toute reddition des comptes.

Preuve de cette gestion à la petite semaine, il y aurait à ce jour, une quarantaine de dossiers, liés à des scandales de corruption, classés dans les tiroirs judiciaires. Une révélation émanant de la nouvelle garde des sceaux, et qui fait froid dans le dos.

Avec l’avènement du Cnrd, l’espoir d’une Guinée vertueuse renaît. Cela se ressent d’ailleurs dans le choix des hommes et femmes, coptés par le colonel, pour mener à bien la transition.

Car comme l’a dit François Hollande : « La République ne doit être représentée que par des responsables sur lesquels aucun doute ne peut être formulé ».

Cette Crief vient à point nommé. Et servira de planche de salut pour la sauvegarde de nos deniers publics. Exit donc la kleptocratie.

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