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À l’occasion de la Journée internationale de la francophonie, célébrée ce jeudi 20 mars 2025, le secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a publié une déclaration dans laquelle il dresse un diagnostic du système éducatif guinéen. Il a déploré le faible niveau des différents acteurs du secteur et a invité les enseignants à une remise à niveau.
Selon le syndicaliste, cette édition de la Journée de la francophonie se célèbre dans un contexte marqué par la crise des apprentissages, symptôme du faible niveau des élèves guinéens, qui présentent des carences en lecture, en écriture, en dictée, en rédaction et en dissertation littéraire.
“Ces carences ont des impacts négatifs sur l’acquisition des compétences dans d’autres disciplines scientifiques, car le français est la langue d’enseignement dans notre pays”, a-t-il expliqué, soulignant la nécessité d’intégrer les langues maternelles dans l’enseignement général pour faciliter la compréhension des autres matières.
“Il est nécessaire d’associer les langues maternelles à l’enseignement du français dès le début de la scolarité afin d’assurer une meilleure transition entre la langue maternelle parlée à la maison et la langue d’enseignement”, a recommandé le secrétaire général du SNE.
Pour atteindre cet objectif, Michel Pépé Balamou appelle les enseignants à se remettre constamment en question et à se former afin de mieux se préparer à offrir le meilleur de leur enseignement.
“Il n’est un secret de polichinelle que 70% de ceux qui enseignent le français aujourd’hui dans nos collèges et lycées n’ont pas suivi de formation initiale en français à l’université”, a-t-il déploré, expliquant ainsi l’une des raisons qui, selon lui, contribuent à la baisse du niveau des élèves.
“Les effectifs pléthoriques et les recrutements controversés au primaire font que les élèves arrivent au collège avec des déficits de compréhension de la lecture et de l’écriture, ce qui impacte également les quatre compétences instrumentales de base : lire, écrire, compter et calculer”, a insisté le syndicaliste.
Michel Pépé Balamou a précisé qu’il se base sur l’analyse du récent rapport du Programme d’Analyse des Systèmes Éducatifs (PASEC) sur les politiques éducatives, pour arriver à la conclusion de cette crise des apprentissages qui touche le pays.
L’article Michel Pépé Balamou : “70% de ceux qui enseignent le français n’ont pas suivi de formation initiale” est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.