Médiation du CNOSCG/Levée de la grève : la FSPE et le SNE veulent des garanties de la part du gouvernement

il y a 1 heur 12
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La branche intersyndicale de l’éducation, composée de la FSPE-SNE et élargie au SNAESURS, a été reçue cet après-midi par le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG). Le SLECG quant à elle, n’a pas répondu à l’appel, soulignant un empêchement.

L’objectif de cette médiation était double. Il s’agit d’abord, d’aplanir les divergences au sein du mouvement syndical en prônant l’unité d’action, ensuite, amener les deux premières structures à suspendre leur avis de grève générale et illimitée dans le secteur de l’éducation, prévu dès ce lundi, suite à l’échec des négociations avec le gouvernement concernant leur mémorandum.

Au terme des discussions, l’intersyndicale de l’éducation a salué la démarche et le rôle d’alerte du CNOSCG. Cependant, bien que favorable au principe d’unité d’action syndicale, l’intersyndicale est restée prudente quant à une éventuelle suspension de la grève.

Aboubacar Djesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale, a été clair. Selon lui, les responsables syndicaux sont assujettis aux recommandations de la base.

Par conséquent, la suspension de la grève sera conditionnée à l’obtention d’acquis concrets autour de leur plateforme revendicative. C’est pourquoi ils ont demandé au CNOSCG de rencontrer immédiatement la partie gouvernementale afin de lui soumettre des propositions sur leur mémorandum.

« Nous avons écouté la société civile, le CNOSCG, qui nous a exprimé sa préoccupation par rapport à l’avis de grève. Et la société civile a joué son rôle d’alerte, d’interpellation mais aussi de proposition pour que cette crise soit désamorcée. Elle nous a aussi invités à l’unité d’action syndicale. Nous sommes favorables à l’unité d’action syndicale parce que nous estimons que sans l’union, on ne peut pas réussir, on ne peut pas défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs de l’éducation », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il a souligné la différence entre la gouvernance syndicale et celle politique.

« Nous avons exprimé à la partie citoyenne que la gouvernance syndicale est différente de la gouvernance politique. Nous sommes assujettis aux recommandations de la base. Alors, pour l’instant, nous avons demandé à la société civile de prendre son bâton de pèlerin dès maintenant. Au sortir de cette rencontre, pour aller rencontrer la partie gouvernementale pour qu’elle nous dise ce qu’elle a à proposer au syndicat, afin de proposer à son tour à ses mandants », a-t-il confié.

Le porte-parole a ensuite insisté sur l’urgence du moment et leur disponibilité.

« Nous nous portons disponibles. Nous sommes à 16 heures. Même s’ils nous appellent à 23 heures pour nous présenter ce qu’ils ont obtenu pour nos mandants, je crois que nous irons favorablement et dans la paix pour que cela soit pris avec les deux mains », a-t-il conclu.

De son côté, le président du CNOSCG, Gabriel Haba, a salué la volonté des parties à se montrer favorables à l’unité d’action, y voyant un premier acquis.

« Ce qu’on a pu obtenir, c’est leur volonté d’aller ensemble. Sur la question de la grève dont l’avis a déjà été lancé, nous accueillons à bras ouverts leur demande d’aller aussi vers la partie gouvernementale afin de les amener à protéger ces responsables qu’ils sont. Parce que selon eux, c’est une manière de les sacrifier si l’avis de grève est levé sans qu’aucune recommandation ou résolution ne soit obtenue », a-t-il indiqué.

En tant qu’acteur de la société civile, Gabriel Haba a assuré qu’il mobiliserait ses réseaux pour faciliter une issue favorable.

« Nous savons que c’est aussi une raison. Nous savons que le contexte est un peu aussi difficile pour eux. Nous allons aussi utiliser toutes nos relations, tous nos moyens citoyens pour demander à la partie gouvernementale de faire des efforts afin que ce soir-là, une résolution soit trouvée pour enfin lever la grève », s’est-il engagé.

Il a enfin rappelé le risque d’une grève en période électorale et a lancé un appel au sens des responsabilités pour préserver la stabilité du système éducatif.

« Quand nous partons en grève à cette heure-ci, je pense que c’est contre la stabilité du système éducatif qui est naturellement instable à cause de toutes les conditions que nous connaissons. Nous sommes en période électorale. L’occasion ne doit être donnée à aucune situation d’instabilité, parce que ce n’est pas bon pour notre Nation. Ce n’est pas bon pour les enfants, ce n’est pas bon pour les parents d’élèves, ce n’est pas bon pour les enseignants », a-t-il conclu.

Alhassane Fofana

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