Médiation des leaders religieux : « nous ne faisons confiance à personne, nous voulons des résultats », martèle Bano Sow de l’UFDG

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Sollicités par le Premier ministre pour le dénouement de la crise sociopolitique que traverse la Guinée, les leaders religieux ont entamé une médiation entre le gouvernement et le Forum des forces vives de Guinée en vue de rapprocher les deux positions. Ces religieux ont d’ailleurs demandé aux forces vives d’annuler ou de reporter une nouvelle fois leur manifestation (prévue lundi 20 mars prochain) pour favoriser la poursuite du dialogue. Mais, au lendemain de cette demande, l’Union des forces démocratiques de Guinée (parti membre des Forces vives de Guinée), réclame des actes concrets du côté de la junte militaire (le CNRD).

Dr Bano Sow, vice-président de l’UFDG, assure que le parti est prêt à répondre à tous les mots d’ordre qui seront donnés par les Forces vives. Il l’a dit au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG ce samedi, 18 mars 2023, à Conakry, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

À en croire Dr Bano Sow, les Forces vives de Guinée tiennent toujours à la satisfaction de leurs préalables pour aller à un quelconque dialogue. Mais, il n’y a pas encore d’actes concrets allant dans ce sens, alors que les forces vives ont fait preuve de bonne foi en acceptant de reporter déjà deux manifestations.

« Nous appartenons à l’ANAD, l’ANAD appartient aux forces vives, les forces vives ont formulé des déclarations pour exiger des préalables afin que nous puissions discuter de notre pays. Comme vous le savez, jusqu’à présent nous ne trouvons pas le bon chemin. Le Premier ministre a fini par demander aux religieux d’apporter leur concours, par respect pour eux et parce que notre président est un homme de paix, nous avons accepté le principe. Nous avons des préalables clairement définis pour que nous puissions nous asseoir et obtenir un dialogue constructif pour notre pays. Mais, comme vous le savez, jusqu’à présent nous n’obtenons pas gain de cause. Mais, par respect aux religieux, nous avons accepté déjà de reporter deux manifestations que nous avions programmées, parce que nous avions besoin de nous exprimer, d’exprimer notre mécontentement, d’exprimer notre désaccord sur la manière dont notre pays est géré. Nous ne pouvons pas faire confiance à une junte qui a pris des engagements et qui n’a respecté jusqu’à présent aucun de ses engagements. C’est pourquoi nous n’avons de choix que de nous exprimer par le recours qui nous reste à travers des manifestations au niveau des places publiques. Vous le savez, vous êtes d’accord et vous avez soutenu, mais nos dirigeants ont demandé qu’on accepte de reporter la manifestation du 09 (mars dernier) alors que nous étions prêts, mais par respect pour la démarche des religieux nous l’avons fait. Le 15 également nous avons accepté de reporter. Tout cela pour montrer notre bonne foi et notre disponibilité à ce que notre pays soit géré selon les règles, parce qu’il n’y a pas d’alternative, il faudrait que la transition aboutisse au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Aujourd’hui, les forces vives ont demandé qu’il y ait une manifestation, les religieux demandent encore une fois de plus d’accepter de reporter parce qu’ils estiment qu’ils ont des engagements et qu’ils réussiront. Nous ne faisons confiance à personne, nous voulons des résultats, nous avons besoin d’actes concrets. Nous avons besoin qu’il y ait un dialogue inter-guinéen, mais qui va mettre face à face la junte, ce n’est pas des petits machins qu’on va rencontrer, à tous ces partis représentatifs qui exigent aujourd’hui qu’il soit organisé dans notre pays des élections dans les règles de l’art afin que nous allions rapidement au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Mais, je dis : ce n’est pas parce que nous ne faisons pas confiance que nous ne montrons pas une preuve de bonne foi, mais bien entendu cela a des limites », a-t-il martelé.

S’agissant de la manifestation de ce lundi, Dr Bano Sow annonce qu’une déclaration sera faite à ce propos durant la journée d’aujourd’hui et que les militants de l’UFDG sont prêts à toutes les éventualités.

« Il y aura une déclaration, c’est évident, dans la journée, mais pour nous UFDG, nous sommes prêts à tous les mots d’ordre qui seront donnés par les forces vives. Je sais que le président Cellou Dalein, le conseil politique, la direction nationale du parti peuvent compter sur les militants de l’UFDG. Alors c’est pourquoi je vous dis et je vous répète qu’il n’y a pas à nous laisser berner, il ne faut pas vous en faire nous faisons confiance à notre président, chaque fois qu’il va nous demander de rester sur une position donnée, soyez sûr que c’est une position bien réfléchie. Il a déjà fait preuve de sa volonté de faire en sorte qu’il y ait la paix dans ce pays, mais il ne peut y avoir de paix sans justice, il faut qu’on l’internalise, il faut qu’on soit accroché à ce sacro-saint principe. Il faut qu’il y ait de l’équité, il faut qu’il y ait la justice et il faut que Cellou Dalein sache qu’il peut compter sur les militants de l’UFDG », a-t-il déclaré.

Mamadou Yahya Petel Diallo pour Guineematin.com

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