Les colonels Jean-Louis Kpoghomou et Georges Olemou, ainsi que l’adjudant-chef Thomas Touaro, devront encore patienter avant d’être fixés sur leur sort. Mis en cause pour leur implication présumée dans les massacres du stade de Conakry en septembre 2009, ces trois militaires attendent de savoir si leur comparution devant le tribunal criminel de Dixinn sera confirmée ou pas.

Campés en ayatollah sur leurs positions, leurs avocats demeurent convaincus que l’ordonnance de renvoi ayant conduit à l’ouverture de ce procès ne résiste pas à la rigueur de la loi. Dès l’ouverture de l’audience ce lundi, la défense a déposé des conclusions écrites soulevant une exception de nullité concernant la saisine du tribunal.

En dépit des arguments avancés par la défense, le ministère public et la partie civile se sont employés à les balayer d’un revers de main. Selon eux, la procédure est parfaitement régulière et ne souffre d’aucune entorse à la loi.

Après plus de trois heures de débats intenses sur les fondements juridiques des différentes parties, le président du tribunal, Aboubacar Thiam, a renvoyé l’affaire à huitaine.

 L’audience reprendra donc le 26 janvier pour permettre au ministère public et à la partie civile de répliquer aux conclusions de la défense.

À suivre…

Alhassane Fofana