Manque d’eau potable à Dambadou (Kérouané) : humains et animaux boivent au marigot

il y a 3 heures 16
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Situé à 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kérouané, le district de Dambadou (dans la sous-préfecture de Banankoro) connaît un manque criant d’eau potable. Sa population, estimée à plus de 2 000 habitants, s’approvisionne en eau dans un marigot où s’abreuvent aussi les animaux. Un marigot qui se trouve à plus d’un kilomètre des concessions.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, Dambadou n’a jamais bénéficié d’un point d’adduction d’eau potable (forage) depuis sa création. Les femmes se rendent tous les jours au marigot pour puiser de l’eau à boire, mais aussi pour la cuisson des aliments et autres usages domestiques. Cette eau, souvent infectée de toutes sortes de bactéries, est susceptible de provoquer des maladies hydriques, surtout chez les enfants.

Tenin Konaté, habitante de Dambadou

« Nous éprouvons assez de difficultés pour avoir l’eau potable, pendant la saison pluvieuse et pendant la saison sèche. Quand il peut, ça peut aller jusqu’à 4 jours qu’on ne fait que puiser de l’eau sale. Cela provoque des maladies, notamment des maux de ventre. Nous n’avons pas de pompe. L’accès aux soins de santé est très difficile. Pour se rendre à Banankoro par exemple, nous souffrons beaucoup à cause du mauvais état de la route. Pendant la saison sèche, nous partons jusqu’au fleuve. Nous prenons suffisamment de temps là-bas avant d’avoir de l’eau. Nous demandons aux autorités de nous aider », a sollicité Tenin Konaté, une habitante de Dambadou.

Pour atteindre ce marigot, les femmes parcourent plus d’un kilomètre. Sur leur route, elles franchissent une colline dégradée. Arrivées à la source, elles utilisent généralement des pagnes pour filtrer l’eau puisée. Cette méthode n’est en rien efficace contre les bactéries, mais permet d’éliminer quelques saletés qui gisent à la surface de l’eau. Cette décantation procure un sentiment d’avoir de l’eau potable.

Samba Condé, habitante de Dambadou

« Nous souffrons énormément ici. Pour l’amour de Dieu, aidez-nous. Vous voyez la colline là, les personnes âgées ne peuvent pas avoir de l’eau, c’est des jeunes femmes qui les aident à en avoir. Vous voyez le marigot, quand il pleut, on prend le pagne pour traiter l’eau. Nous avons beaucoup souffert. Pendant la saison sèche, le marigot tarit. En ce moment, on parcourt plus de quatre kilomètres pour aller puiser au fleuve, où les femmes se battent. Nous n’avons pas d’eau, nous n’avons pas de route, nous n’avons pas de réseau. Nous souffrons énormément. Nous vous prions de nous aider », sollicite Samba Condé, une femme venue puiser de l’eau dans marigot.

Abondant dans le même sens, cette autre mère de famille, Makoura Sanoh, se plaint du manque de forage.

« Nous n’avons pas de forage. Notre plus grande inquiétude aujourd’hui, c’est comment avoir l’eau potable. Nous pouvons passer une semaine sans utiliser l’eau sale que nous puisons au marigot ici. Nous voudrions que les autorités nous aident à avoir une pompe. L’eau du marigot là est très sale. Une fois que nous la transportons au village, on la traite. Les animaux aussi boivent dans ce marigot. Ils salissent l’eau à chaque passage. L’eau est extrêmement sale », a-t-elle déploré.

De retour à Dambadou (Kérouané), Kaïn Naboun TRAORÉ pour Guineematin.com 

Tel : (+224) 621144 891

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