Manifs politiques : l’UFDG répond au Premier ministre et interpelle Col. Doumbouya

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Elle n’est certes pas la plus connue de l’UFDG. Mais ses propos ont été des plus remarquables de l’assemblée générale ordinaire hebdomadaire tenue au siège national du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo ce samedi 28 mai.

Néné Oussou, c’est comme ça qu’on l’a présentée, sans ajouter de fonction particulière. Elle a réagi aux propos tenus par le Premier ministre en séjour en région forestière, s’adressant à des jeunes qu’il a dissuadés de prendre part aux manifestations politiques. Mohamed Béavogui insinuant que les jeunes qui se font tuer lors des manifestations meurent pour autrui. Même si le locataire a été contraint de revenir sur sa communication qu’il a jugée sortie de son cadre.

Mais cela n’a visiblement pas suffit pour taire la polémique. En tout Néné Oussou est revenue là-dessus en s’adressant au chef du gouvernement. « Vous avez oublié, monsieur le Premier ministre. Je vous, apprends que tous ceux qui sont morts, lors des marches. Il y a des militants et sympathisants qui ont trouvé la mort sur leurs lits, même dans les VC. » Et de renchérir : « 80% de ceux qui ont été tués, 80% de nos martyrs ont été tirés à la maison, sur leur lit, dans leurs chambres, en sortant chercher à manger. »

Plus loin, Néné Oussou « apprend » au premier ministre, tant que l’UFDG existera, tant que le bureau politique national, tant que Elhadj Cellou existera … nous marcherons. » Et d’avenir « qu’au moment venu, nous marcherons sur toute la Guinée. » Sans oublier d’inviter les responsables de L’UFDG à « ne craindre point ». « Appelez-nous à n’importe quelle heure nous sortirons », rassure-t-elle

A propos du président de la transition, Néné Oussou commence par avertir.

« …Je suis une simple femme, femme de ménage. Mais la politique j’en connais beaucoup… », rappelant les mouvements qu’elle a fait le 5 septembre, non sans risque pour sa propre vie.

Avant de se lâcher, avec la question qui a remue toute l’assistance. « Ce jour-là, pourquoi vous n’avez pas pris l’autoroute « , interroge-t-elle en s’adressant au colonel Doumbouya qui a choisi l’autoroute le prince au lieux d’autres artères, y compris les corniches.

Et de répondre que « c’est parce que nous, les militants de l’UFDG, sommes-là pour l’accompagner ».

Une communication qui singulière dans sa forme et par l’auteure du discours, mais dans la logique du durcissement du ton qui semble être le nouvel mot d’ordre à l’UFDG pour ne pas dire la classe politique guinéenne dans sa grande majorité.

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