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En dédiant solennellement son mandat aux femmes lors de son investiture, le 17 janvier 2026, le président Mamadi Doumbouya a posé un acte à forte charge symbolique. Une déclaration politique qui ravive un vieux débat en Guinée : celui de la place réelle des femmes dans les cercles du pouvoir, au-delà des discours.
«Il n’y a pas de développement durable sans la pleine participation des femmes », a martelé le chef de l’État, saluant leur rôle central dans l’économie et la cohésion sociale. Un hommage appuyé aux mères de famille, aux travailleuses et aux actrices de l’ombre, présenté comme le socle moral de son engagement présidentiel.
Mais en Guinée, ce type de promesse n’est pas inédit. Avant lui, l’ancien président Alpha Condé avait, lui aussi, placé les femmes au cœur de son discours politique.
Dans les faits, la traduction institutionnelle est restée limitée, sans bouleversement notable dans l’accès des femme aux postes stratégiques de décision.
Dès lors, la question s’impose : Mamadi Doumbouya fera-t-il mieux que son prédécesseur ou ce mandat dédié aux femmes restera-t-il un engagement de circonstance ?
Dans l’opinion publique, une hypothèse cristallise toutes les attentes : la nomination, pour la première fois dans l’histoire du pays, d’une femme à la Primature. Un signal fort, capable de transformer une promesse politique en acte concret.
Les profils ne manquent pas. Makalé Traoré, juriste et économiste, ancienne ministre de la Fonction publique et figure du dialogue social durant la transition, fait partie des noms régulièrement cités. Son rôle dans l’apaisement politique et la défense des droits des femmes lui confère une crédibilité certaine.
Autre personnalité respectée, Hadja Aïcha Bah Diallo, ancienne ministre de l’Éducation nationale, dont l’action a contribué à une hausse significative de la scolarisation des jeunes filles. Son parcours international, notamment à l’UNESCO, en fait une référence reconnue en matière d’éducation et d’égalité des genres.
Malado Kaba, économiste et première femme ministre de l’Économie et des Finances en Guinée, incarne également cette génération de cadres féminins aguerris, rompues aux enjeux de gouvernance et de finances publiques.
Djènè Keita, spécialiste en économie internationale et en droit du développement, ancienne ministre et actuelle directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), complète cette liste de femmes dont les parcours dépassent largement les frontières nationales.
Reste une réalité incontournable : les déclarations solennelles n’ont jamais suffi à changer durablement les équilibres du pouvoir. Sous Alpha Condé déjà, les femmes avaient été érigées en priorité politique, sans que cela ne se traduise par une présence significative aux postes clés.
Le véritable test du mandat de Mamadi Doumbouya commence donc maintenant. Au-delà des mots, ce sont les choix politiques, les nominations et l’accès des femmes aux centres de décision, y compris à la Primature, qui diront si ce mandat dédié aux femmes marque une rupture ou s’inscrit dans la continuité des promesses non tenues.
L’article Mandat dédié aux femmes : sans une femme à la Primature, Doumbouya répète Alpha Condé est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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