Mamou : un accord de gestion trouvé entre la mairie et les syndicats de taxi-moto

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Depuis que la mairie de Mamou a institué le paiement de la taxe mensuelle de 15000gnf par conducteur de taxi-moto, des malentendus sont devenus récurrents entre les trois bureaux de syndicats qui gèrent le secteur. Certains conducteurs de taxi-moto, pour échapper au paiement de cette taxe mensuelle, se livraient à migration inter syndicale. Une situation qui a provoqué des vagues de défections aux sein de la section syndicale locale, la CNTG, vu qu’elle compte le plus grand nombre d’adhérents chez les taxi-motard de la commune urbaine de Mamou.

Pour endiguer cette fuite de ses membres au profit de l’USTG, l’autre section syndicale locale et concurrente de la place, la CNTG a engagé une vaste opération de traque à ces conducteurs de moto-taxi indélicats à travers la ville.

Cette opération ‘’coup de poing’’ de la CNTG a permis d’arraisonner plusieurs taxi-motards ayant fait défection avec des arriérés impayés et qui sont partis adhérer à l’USTG. Devant ces représailles qui visaient essentiellement ses nouveaux adhérents, le bureau de l’USTG est entré dans une colère noire contre la CNTG. Laissant plané le risque d’un affrontement généralisé entre les deux plus grandes sections syndicales de la place.

Pour apaiser la tension et rétablir l’ordre dans ce secteur, la mairie et les responsables des différents bureaux des syndicats (CNTG, USTG version Abdoulaye Sow et USTG version Abdoulaye Camara) se sont retrouvés pour mettre en place certaines dispositions devant encadrer leur métier.  A l’issue de cette rencontre, les trois parties ont décidé ce qui suit :

1- La collecte de la taxe de 15000 gnf par taxi-motard reste maintenue ;

2- Tout taxi-motard démissionnaire d’un bureau doit, au préalable, adresser une lettre de démission à son ancien bureau et régler ses soldes avant la validation de sa lettre.

3- Tout bureau, avant d’enregistrer un nouvel adhérent, doit s’assurer s’il n’appartient pas à un autre bureau.

4-) Le bureau qui va enfreindre à la troisième disposition, sera sanctionné au paiement de 100 000 gnf qui seront partagés entre les deux autres bureaux.

Faut-il par ailleurs rappeler que la mairie avait signé des contrats avec l’ensemble des bureaux des syndicats en charge de la gestion des taxi-motards de Mamou. La CNTG qui regorge de plus de membres, va verser à la commune la somme de 3 millions par mois. Quant à l’USTG, elle va verser 1 million 500 mille francs guinéens.

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