Main tendue de Mamadi Doumbouya : « qu’elle se traduise par des actes clairs et immédiats » (Souza Konaté)

il y a 2 heures 16
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Mamadi Doumbouya a été investi président de la République le 17 janvier dernier. Il devient ainsi le premier président de la république. Lors de son discours d’investiture, l’homme du 28 décembre a tendu la main à toutes les composantes de la nation.

À l’UFDG, on n’y croit plus au discours selon Souleymane Souza Konaté.

Réagissant à cette actualité ce lundi 19 janvier 2025, le responsable de communication de l’union des Forces Démocratiques de Guinée affirme que la rupture de confiance est déjà consommée. Il faut donc des actions.

« La rupture de confiance entre le peuple et les autorités de la transition est désormais totale. Les discours ne trompent plus personne. Pendant que l’on parle de dialogue et d’apaisement, les enlèvements se multiplient. Rien que la semaine dernière, à l’UFDG, deux de nos responsables ont été enlevés, venant grossir la longue et sinistre liste des citoyens portés disparus en Guinée. S’il existe réellement une volonté de main tendue, qu’elle se traduise par des actes clairs et immédiats : la libération sans condition de tous les citoyens enlevés ou arbitrairement détenus pour leur engagement patriotique ; La fin des disparitions forcées ; La réouverture des espaces publics et civiques ; La garantie effective des libertés fondamentales ; L’abandon des accusations fantaisistes et politiquement motivées contre les leaders politiques et les acteurs de la société civile et la levée des suspensions arbitraires contre les partis politiques jugés gênants. Sans cela, tout nouveau discours ne sera qu’une manœuvre de plus, sans crédibilité ni effet », a-t-il indiqué.

Gouverner avec justice est l’idée du nouveau président guinéen. En tout cas selon son discours. Souleymane Souza Konaté n’y croit pas. Pour lui la justice guinéenne n’est plus une boussole

« M. Mamadi Doumbouya avait juré de faire de la justice la boussole de la transition. Aujourd’hui, cette boussole est non seulement perdue, mais volontairement brisée. La justice guinéenne est devenue un instrument de répression au service du pouvoir, là où elle devrait être un rempart contre l’arbitraire. Procès fabriqués, arrestations ciblées, détentions arbitraires, intimidations permanentes : la justice est utilisée pour traquer et faire taire toutes les voix critiques. On invoque la paix et l’unité nationale à longueur de discours, mais il n’y aura jamais de paix dans l’injustice, ni d’unité nationale dans la peur, la répression et le mépris des droits humains », a-t-il dit.

Pour le coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, le combat pour une Guinée unie et juste est loin d’être gagné.

Mamadou Mouctar SYLLA

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