Macenta: Évolution dans l’affaire Blandine, la fillette âgée de 8 ans ligotée, tuée et jetée dans un puits

il y a 4 jours 72
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Plus de 3 mois après l’assassinat de la jeune écolière âgée de 8 ans 6 mois, du nom de Blandine Komassa Guilavogui, sur le chemin de l’école, dans la préfecture de Macenta, la famille de la victime qui est toujours inconsolable réclame toujours justice. À date, neuf (9) personnes sont interpellées et mises à la disposition de la justice dont les 2 épouses du père de famille. 

En séjour de travail dans cette préfecture, le Garde des Sceaux s’est rendu la famille mortuaire pour présenter ses condoléances à la famille mortuaire. Par la même occasion, il a saisi l’occasion pour rassurer la famille que justice sera faite pour la petite Guilavogui. « Même si c’est son papa, il va répondre devant la loi et j’exhorte la famille à collaborer avec la justice, les enquêtes vont être approfondies ».

Après les prières et bénédictions le père de Bandine Komassa Guilavogui résidant au quartier Heramakonon 2 a rappelé dans quelle circonstance il a appris la mort tragique de sa fille. « C’était le mercredi 16 novembre 2022,  la fille nous a quittés pour l’école du quartier située environ à un kilomètre et demi de notre concession. À 12 heures, elle ne s’est pas retournée. On s’est mis à sa recherche jusqu’au soir on a pas retrouvé sa trace et immédiatement on s’est rendu à la Gendarmerie et à la police pour déposer une déclaration. On s’est rendu même à l’hôpital, il n’y avait pas de traces d’elle. Le matin on est allé chez le maire et chez le préfet pour les tenir au courant de la disposition de notre fille. C’est vers 16 heures le lendemain qu’on l’a retrouvée dans un puits très loin d’ici entre l’école et la maison dans une famille. Il y avait beaucoup de monde,  je n’ai pas eu le courage de voir mon enfant mais il paraît qu’elle a été ligotée, tuée pu jetée dans le puits. On prend des bois et les herbes défricher, on met sur elle pour cacher le corps de l’enfant. C’est ainsi qu’elle a été prise et envoyée à la morgue », se souvient encore  Nestor Bagou Guilavogui, directeur de la Radio Rurale de Macenta, père de l’enfant. 

Aujourd’hui dit-il, son souhait le plus ardent c’est d’obtenir justice pour sa fille. « Nous voulons que justice soit faite et d’ailleurs la justice a commencé le travail parce que le dossier est presque instruit elle est au parquet d’après les informations. Les présumés auteurs sont dans les mains de la justice. Mon souhait ardent, ainsi que le souhait de la famille et que justice soit faite dans l’affaire là. Il y a eu déjà 9 interpellations dont mes 2 épouses. Mais aux dires du juge d’instruction, certainement les femmes doivent être libres parce qu’ils ont des indices très graves dans le dossier, dans lesquels mes 2 épouses ne sont pas impliquées… la maman de l’enfant a divorcé mais la fille a été élevée par ma première femme ».

Cette famille endeuillée a, après le passage du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, exprimé sa détermination à obtenir justice pour leur fille. « La visite du Garde des Sceaux dans notre famille m’a vraiment mis à l’aise, cela m’a conseillé davantage ainsi que toute la famille. Je le remercie beaucoup pour ce grand déplacement, pour non seulement présenter les condoléances mais aussi consoler la famille et promettre que justice sera faite dans cette affaire. Donc nous nous remettons à la justice pour que justice soit faite dans cette affaire de Blandine Komassa Guilavogui », a-t-il laissé entendre avec des yeux pleins de larmes. 

Avant de reprendre la route, Alphonse Charles Wright a remis une enveloppe symbolique à la famille de la victime pour le prix du linceul.

Mamadou Yaya Barry depuis Macenta 

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