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Le dégagement des installations anarchiques le long des grandes artères du Grand Conakry a été vivement salué par plusieurs usagers de la route.
Mais cette opération de déguerpissement des « encombrants physiques » n’est pas sans conséquences selon un socio-anthropologue de développement interrogé par notre reporter.
Les opérations de libération des emprises routières répondent à un objectif d’intérêt général selon les autorités. Lamine Camara socio-anthropologie ne désapprouve pas l’action mais énumère les conséquences que pourraient engendrer cette opération.
“Il faut se dire la vérité. Une capitale, c’est aussi un cadre attrayant. C’est de l’esthétique. On doit se sentir à l’aise. On doit profiter, n’est-ce pas, ce qu’on appelle la vie urbaine ? Mais aujourd’hui, nous savons combien de fois nos rues sont envahies par ces hangars-là. Qui ne donne pas une belle image de notre capitale. Mais qu’est-ce qu’il faut ? Les conséquences sont énormes. Parce que ce sont des jeunes qui vont se retrouver sans emploi. Ce qui pourrait grossir le rang des voyous et des malfrats. Parce que la meilleure façon en socio-anthropologie de réduire le taux de criminalité dans une cité, c’est d’occuper la population jeune. Plus les jeunes sont occupés, plus il y a moins de criminalité. Donc il faudrait penser à un taux de criminalité et une augmentation du taux de chômage. Mais c’est clair parce que nous voyons les causes”, a-t-il fait savoir.
Cette action s’effectue principalement au niveau des grands marchés où des grands ronds-points. Les victimes disent souvent être installées par les administrateurs des marchés. Alors pour freiner les pillages et empêcher le retour des déguerpis, l’enseignant fait une invite.
“Les gens ne viennent pas comme ça s’installer, sans référence. Il y a un guide, il y a un repère qui les installe là. Donc, il faudrait qu’à ce niveau qu’il y ait, vraiment, certaines responsabilités. Que les responsabilités soient situées pour ne pas que chaque fois, ce soient des guinéens qui perdent tout ce qu’ils ont économisé pendant des années et qui se retrouvent désœuvrés. Il faudrait que ceux qui sont victimes aujourd’hui, essayent de s’organiser pour dénoncer et pointer du doigt les vrais responsables pour qu’ils soient poursuivis. Ça permet de pérenniser ces opérations”, a-t-il conseillé.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 2 heures
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