Les abris bus, transformés en dortoirs par des jeunes : une dérive inquiétante

il y a 3 heures 11
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Autrefois, lieux servant les usagers pour attendre tranquillement les bus ou taxis, les abris bus, communément appelés cars-plaques ont, peu à peu, perdu leur fonction d’antan. Aujourd’hui, dans plusieurs quartiers, ces espaces ne servent presque plus au transport, les passagers attendant désormais les taxis aux carrefours, aux ronds-points ou sur la chaussée. Ce vide fonctionnel a ouvert la voie à un phénomène préoccupant.

En effet, en dehors des nombreux marchands qui s’y sont installés, de nombreux jeunes ont investi ces mêmes lieux, les transformant en points de regroupement et parfois en véritables dortoirs, aussi bien en pleine journée que la nuit.

Selon les témoignages des riverains, certains jeunes y dorment régulièrement, y passent des heures allongés ou assis, et s’y livrent à des jeux de pièces, souvent assimilés à des jeux d’argent.

« Dès le matin, ils sont là, et la nuit aussi », raconte un voisin. « On les voit dormir, jouer, parfois se disputer ».

Ces pratiques font craindre une dégradation progressive de ces espaces publics, avec des risques accrus de dérives telles que le banditisme, la consommation de substances illicites ou d’autres activités illégales.

Les habitants des environs expriment un sentiment d’insécurité grandissant.

« Ce n’est plus un lieu de passage, c’est devenu un repaire », explique une résidente. « Les enfants ont peur, surtout le soir ».

Un autre voisin ajoute : « Au départ, ils jouaient juste aux pièces. Maintenant, certains y dorment. On a peur que cela dégénère ».

L’abandon progressif de ces cars-plaques par le système de transport a laissé ces lieux sans surveillance ni encadrement, facilitant leur occupation anarchique. Pour plusieurs observateurs, cette situation révèle un manque de politique claire sur l’usage et la sécurisation de ces espaces.

Lire l'article en entier