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Avant de s’aventurer à parler des autres, il est bon d’apprendre à les connaître, ne serait-ce que superficiellement, sous peine de s’exposer au ridicule et de sombrer dans une délation absurde.
Peu de Guinéens ayant vécu loin du pays et coupés des commérages peuvent prétendre me connaître ou m’avoir fréquenté. Même s’ils sont nombreux, avec une foi aveugle, à s’enorgueillir du contraire dans des bureaux feutrés, de petits cénacles de carriéristes, de hâbleurs et de nouveaux convertis. C’est un handicap facile à surmonter.
Derrière cet écran de fumée, il suffit de poser des questions pour obtenir des réponses, ou de lancer un débat pour être éclairé, plutôt que de tomber dans le piège des préjugés stupides, des rumeurs sordides, ou de se laisser entraîner dans la médisance gratuite et la malveillance morbide. Comme le rappelle le sage : « On ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits. » Je n’ai rien à cacher. Fort heureusement.
C’est un terrible avantage, malgré tout, que de vivre entouré de mystère et de mythes. Ceux qui s’intéressent à ma vie, et je les remercie de cet intérêt flatteur, sont priés de mieux se renseigner, car mes oreilles bourdonnent de leurs mensonges, de leurs historiettes et de leurs sornettes à dormir debout.
On pourrait se réjouir d’avoir des compatriotes à l’imagination débordante, tout en regrettant qu’ils aient peut-être manqué une carrière prometteuse d’auteurs de romans fantastiques et de science-fiction. Jules Verne, l’une des icônes du genre, en pâlirait de jalousie.
Ceux que fascine ma lignée sont invités à se rendre à Dinguiraye pour s’abreuver à la source et s’imprégner de mes racines profondes. Désolé d’apprendre à beaucoup, sans commettre le péché d’orgueil ni céder à la vanité, que mes familles paternelle et maternelle sont issues de chefferies traditionnelles dans les fin-fonds de Diatiféré et Gnagnakaly, à Dinguiraye la ville sainte, terre d’aristocraties et de valeurs ancestrales. Aucun mérite particulier à cela.
Le seul intérêt de le rappeler est d’empêcher ceux qui n’en savent rien de continuer à divaguer et à s’égarer. Ceux qui s’inventent une histoire pour nourrir la légende, ou qui veulent en imposer une aux autres avec l’intention de nuire et d’offenser.
Quant aux adeptes de Bacchus et à tous ces “épicuriens” invétérés, portés sur la transgression, tentés par l’interdit et la délinquance, il convient de rappeler que tout le monde n’est pas de leur bord, ne partage pas leurs travers, leur goût du lucre et du stupre, ni leurs mœurs permissives.
Je lance solennellement ce défi à quiconque serait capable d’étayer les accusations récurrentes et éculées par des preuves et des éléments factuels irréfutables. Un appel à témoins est adressé à tous. Mais tout cela n’est sans doute que mirages et commérages, destinés à détourner l’attention de l’essentiel, à se donner bonne conscience et à tenir en haleine des nigauds crédules, friands de ragots sur les personnages publics.
Voilà un pays où le silence serait suspect, où toute prise de position serait dictée par l’appât du gain et l’hystérie du pouvoir. Rien ne serait innocent, personne ne serait vrai.
Chacun est convaincu de détenir la vérité et d’incarner la vertu. Chacun se prend aussi pour Dieu en pronostiquant l’avenir de tous, en devinant le sort réservé aux autres. Et pourtant, les prophètes de malheur, les devins et autres Nostradamus contemporains, ceux qui prétendent lire dans les astres se trompent à chaque fois, démentis par les événements, contredits par l’histoire.
Le jugement des autres est un miroir tendu vers eux-mêmes, plutôt que le reflet des cibles qu’ils choisissent. On ne le répétera jamais assez : « L’enfer, c’est les autres. »
Tibou Kamara
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