PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]

Située à 235 kilomètres du chef-lieu de la préfecture, la commune rurale de Kawessi, créée en 2020, compte une population estimée à près de 22 000 habitants. Elle comprend quatre (4) districts : Djougourou, Kawessi, Maci et Kabara, pour un total de 91 villages.
En dépit de ses importantes potentialités minières et agricoles, cette collectivité fait face à de sérieuses difficultés liées au manque d’infrastructures, notamment en matière de routes, d’écoles, de postes de santé et d’eau potable. Une réalité qui plonge citoyens et responsables locaux dans une situation particulièrement inconfortable.
Le secteur de la santé est l’un des plus touchés. Les patients, désemparés, peinent souvent à accéder à des services de qualité. Le chef du centre de santé, Dr Diouldé Baldé, décrit une situation alarmante :
« La commune rurale de Kawessi compte un centre de santé et neuf postes de santé dont sept en banco, obtenus après cession par des particuliers pour soulager les patients. Après l’érection de Kawessi en sous-préfecture, le poste de santé du centre a été transformé en centre de santé avec tous les inconforts que vous pouvez imaginer. Tenez-vous bien ! La vaccination, la consultation prénatale, la planification familiale et les soins se font dans la même salle ; pire encore, pendant l’hivernage, nous n’avons pas où hospitaliser les femmes en grossesse pendant l’accouchement ; le frigo à médicaments, par manque d’espace adéquat, est placé dans le magasin. »
Il poursuit en évoquant d’autres défis majeurs :« Parfois, la commande de médicaments que nous faisons peut rester trois mois sans suite favorable. Pendant ce temps, nous peinons sérieusement avec les patients. Le problème de carburant se pose aussi pour l’ambulance, souvent amenée à aller chercher des malades dans les confins, avec des routes quasiment impraticables. C’est pourquoi nous sollicitons auprès des sociétés minières de la place beaucoup plus d’accompagnement pour le bonheur de la collectivité. »
Dans le domaine de l’éducation, la situation n’est guère meilleure. Le manque d’infrastructures adéquates s’ajoute à l’insuffisance criante d’enseignants. De nombreuses écoles ne sont que des constructions de fortune en hangars, érigées par les populations elles-mêmes. Faute de personnel éducatif, beaucoup d’enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes ou occupés aux travaux champêtres.

L’accès à l’eau potable constitue également un défi majeur dans plusieurs localités. La pollution des rivières due à l’exploitation minière aggrave la situation et attise parfois les tensions entre les communautés et les sociétés minières.
Toutefois, une lueur d’espoir apparaît pour la jeunesse de Kawessi grâce à l’achèvement imminent de deux foyers de jeunes. Le directeur sous-préfectoral de la jeunesse, Mamadou Hassimiou Bah, affiche son optimisme : « Nous avons deux maisons de jeunes en phase d’achèvement à Djougourou et à Kabara. La jeunesse va bientôt se frotter les mains en mettant en valeur ces infrastructures à travers des animations culturelles, des séances de sensibilisation et d’autres activités génératrices de revenus, gage d’une paix durable dans la cité pour réduire les contestations spontanées souvent émaillées d’incidents. »
.png)
il y a 2 heures
11




















English (US) ·