Kankan : Le journaliste Ahmed Sékou Nabé après son agression par le commandant adjoint du camp Soundiata Keita vit dans la grande peur

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http://Actuguinee.org / La situation de déguerpissement s’envenime à Kankan au cours de l’opération de déguerpissement des encombrants physiques le long des artères.

Au cours de la journée, un journaliste de la radio espace Fm et correspondant du quotidien d’information Mediaguinee a été verbalement attaqué, agressé physiquement et chassé des lieux comme un mal propre par le commandant adjoint du camp Soundiata Keita,le colonel Kolipé Lamah.

Joint par notre rédaction, le reporter revient sur la fausse note de la journée. « Nous avons été informés du début des opérations de dégagement des emprises des voies publiques sur la nationale Kankan-Kouroussa au quartier Missira, aussitôt je me suis rendu sur le terrain avec deux de mes confrères. On a trouvé l’équipe de déguerpissement à Missira entrain de dégager le hangars d’un restaurant, j’ai sorti mon téléphone et j’ai commencé à prendre des images, entretemps un militaire m’a demandé pourquoi je prends les images, je lui ai dit que je suis de la presse en lui montrant le gilet et le badge que je portais, ce dernier nous a dit de faire notre travail. Quand ils ont fini de dégager le hangar du restaurant, ils sont partis vers un autre hangar. Comme j’avais garé ma moto un peu loin des lieux, je suis parti prendre ma moto et j’ai déplacé pour auprès de là où l’équipe de déguerpissement était, je me suis approché d’eux et j’ai recommencé à prendre des images, c’est là-bas le Colonel Kolipé Lamah m’a vu et est venu me demander pourquoi je prends les images, je lui ai aussi dit que je suis de la presse, il a insisté en disant quelle presse, je lui ai montré le gilets et le badge que je portais mais il n’a rien voulu comprendre. Il m’a tiré et poussé jusqu’au bord du goudron, je n’ai rien dit, j’ai pris mon téléphone et je l’ai mis dans ma poche. Il m’a dit envoi ton téléphone je vais supprimer les images, je n’ai pas accepté, entre temps il m’a tiré et avec l’aide d’un autre militaire ils ont réussi à prendre mon téléphone. Ils ont voulu tout supprimer, il y a d’autres même qui disaient de réinitialiser le téléphone, mais c’était verrouillé. Le Colonel Kolipé m’a forcé à mettre mon empreinte digitale pour déverrouiller le téléphone. Ils sont rentrés dans la galerie et ont supprimé toutes les images que j’avais prises, tout, même celles qui ont été prises ailleurs. Pendant qu’on vidait mon téléphone, le colonel Kolipé m’a menacé en disant que s’il voit une seule de ces images sur la toile, qu’il va m’attraper, il a regardé mon badge et a vu mon nom. Il a dit «< Ahmed Sékou Nabé je te connais très bien, si je vois une seule de ces images sur la toile je vais t’attraper, je dis bien si je vois une seule image je vais t’envoyer à la justice. >> Je voulais parler, il m’a dit si tu prononces un seul mot je vais te gifler, il avait la main soulevée et était prêt à le faire, donc je n’ai rien dit. Ils ont fini de supprimer les images dans mon téléphone et me l’ont remis. Après ils ont commencé à nous chasser de force comme si nous étions des chiens, c’est ainsi que mes deux collègues et moi avons pris nos motos pour libérer les lieux. »

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