Incidents au stade Petit Sory : l’ASK conteste le point 3 de la décision de la LGFP, dénonce une m£nace d’exclusion et saisit le ministère des sports

il y a 2 heures 18
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Sous pression après les incidents survenus lors du match Hafia FC – AS Kaloum (2-0) au stade Petit Sory de Nongo, l’AS Kaloum refuse de se taire. Le club de la presqu’île a officiellement saisi le ministre de la Jeunesse et des Sports pour contester le point 3 de la décision de la Ligue guinéenne de football professionnel, qui lui impose de lourdes charges financières sous menace d’exclusion.

Dans le détail, la direction du stade Petit Sory a établi une facture de 178 000 000 GNF, que l’AS Kaloum doit régler dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision. À cette somme s’ajoutent 16 000 000 GNF d’amende à verser à la Ligue guinéenne de football professionnel. Soit un montant global de 194 000 000 GNF à décaisser en moins de dix jours.

Une sanction jugée expéditive par le club.

Dans son courrier, l’AS Kaloum rappelle que le 23 février 2026, le ministère avait annoncé « l’ouverture immédiate d’une enquête en collaboration avec la Fédération Guinéenne de Football et les autorités de sécurité » afin de situer les responsabilités après les incidents du 22 février.

Mais, selon le club, « aucune enquête contradictoire n’a été diligentée ». L’ASK affirme ne pas avoir été convoquée ni entendue avant de recevoir « directement un procès-verbal assorti de sanctions financières et disciplinaires ».

Une facture contestée sur le fond et sur la forme

Le point 3 du procès-verbal impose donc le paiement des 178 millions GNF dans un délai de huit jours, sous peine d’exclusion du championnat 2025-2026.

Pour l’AS Kaloum, cette décision soulève plusieurs irrégularités : absence de base légale justifiant une exclusion automatique pour non-paiement d’une créance contestée, défaut d’expertise indépendante pour évaluer les dommages matériels allégués, absence de conclusions officielles de l’enquête annoncée par le ministère et caractère unilatéral de la facture émise par la direction du stade, « sans constat officiel ni procès-verbal de destruction ».

Le club s’interroge également sur l’identité réelle des auteurs des incidents. Il rappelle que le secrétaire administratif avait déclaré, lors d’une émission télévisée, que les fauteurs de troubles agissaient « à visage découvert ». Une situation qui devrait, selon lui, permettre de vérifier « s’ils sont réellement des supporters de l’AS Kaloum ». La direction évoque même des « doutes quant à la présence d’infiltrés dont l’objectif serait de ternir l’image de notre club ».

Une position d’ouverture, mais sous conditions

L’AS Kaloum ne nie pas la gravité des faits. Le club reconnaît « le caractère regrettable des incidents » et indique avoir présenté ses excuses au Hafia FC.

Cependant, il se dit prêt à accepter le principe d’une réparation financière uniquement si celle-ci est établie par une expertise indépendante et dans le cadre d’une procédure régulière.

Dans sa saisine, l’ASK demande la suspension immédiate de l’exécution du point 3, l’ouverture d’une enquête contradictoire et impartiale, la mise en place d’une médiation institutionnelle et une clarification des responsabilités en matière de sécurité et de gestion des stades.

En conclusion, le club réaffirme son attachement « au respect des institutions sportives, à la paix dans les stades et à la promotion d’un football guinéen crédible et sécurisé », tout en estimant que la sanction financière 194 000 000 GNF au total ne peut être appliquée sans garanties de transparence et d’équité.

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