Incendie volontaire de véhicules : un phénomène récurrent que l’on observe souvent, surtout dans les cas mortels

il y a 1 mois 95
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Des exemples pour le démontrer ne manquent guère. Il serait fastidieux de les énumérer tous ici. On a souvenance d’un nombre important de cas survenus dans les années passées, sur la RN 3 entre Dubréka et Boffa, pour les accidents des transports en commun ou privés et aussi à Boké, pour ceux des transporteurs miniers. Cette tendance a essaimé à l’intérieur du pays et même à Conakry, où des exemples en la matière sont souvent signalés. Comme le cas survenu à Kaporo, pendant la fête de ramadan passée. (Image d’archives)

Comment peut-on comprendre que pareille situation puisse se produire à ciel ouvert, à même la rue, si ce n’est que la justice punitive est devenue le moyen par lequel on règle les problèmes liés aux accidents de la route. C’est ainsi qu’on voit, après un accident, des individus que l’on n’identifie même pas, surgir de nulle part, et qui décident subitement, dans une ambiance survoltée, de ‘’venger’’ le ou les morts enregistré (s). Ils brûlent alors, volontairement, le véhicule adverse,  »coupable », à leurs yeux, d’homicide.

Pendant ce temps, même s’ils en ont la compétence, ils ne se soucient, ni de sécuriser les lieux en désencombrant la route, ni d’organiser les secours pour porter assistance aux victimes. Ce qui les intéresse, c’est assouvir leur penchant de justice expéditive et  de pyromanie.

Et souvent, cela se produit avant l’arrivée du service constat de la police ou de la gendarmerie, selon les cas. Mais, il arrive aussi que l’incendie survient pendant que les agents sont bien présents sur les lieux, mais en effectif réduit. Ce qui ne leur permet pas d’empêcher que l’irréparable se produise. Surtout que le produit utilisé pour faire le feu est l’essence qui est très inflammable et que souvent dans la foule se trouvent des émeutiers et des vandales, experts en entretien de désordres.

Le nombre important de curieux réunis sur les lieux de l’accident perturbe l’établissement du constat, dont le délai de réalisation s’allonge.  En même temps, cet encombrement, par le mouvement de foule qu’il entraîne, est source de disparition d’indices majeurs qui constituent des éléments de preuves, si utiles à l’enquête et à la détermination des responsabilités.

Il est vrai que, placé devant un cas d’accident mortel qui vient de se produire, on est choqué et révolté. Le drame survenu est souvent très violent et ce qu’on voit est difficile à supporter. D’où certaines réactions excessives que l’on peut observer quelquefois.

Mais, pour autant, chacun doit comprendre qu’en toutes circonstances, quel que soit le seuil de gravité atteint, c’est à la justice seule qu’il revient de se prononcer sur le pourquoi de l’événement et le comment de sa gestion. La loi a tout prévu dans ce domaine. Il faut la laisser intervenir au lieu de se rendre justice soi-même. Cela évite l’anarchie et toutes les conséquences qui vont avec.

Par ce biais, on empêche qu’au lourd bilan corporel s’ajoute l’incendie volontaire d’un véhicule qui est une infraction prévue et punie par la loi. En même temps, on évite la destruction par le feu d’un véhicule dont le chauffeur n’a, peut-être, aucune responsabilité dans l’accident. Ce qui crée une source d’appauvrissement gratuite pour le propriétaire qui perd son véhicule, malgré qu’il soit peut-être correctement assuré et pour le chauffeur, qui se retrouve d’office au chômage.

D’ailleurs et dans tous les cas de figure, jamais on n’a entendu dire qu’un véhicule, en tant que simple moyen de transport, est rendu responsable d’un accident, aussi grave soit-il.

C’est toujours le conducteur qui en répond, au pénal et si des réparations s’imposent, c’est au propriétaire du véhicule qu’on fait appel, pour s’acquitter, au civil.

C’est là qu’on comprend l’importance de l’assurance automobile qui intervient alors et libère l’un et l’autre, des contraintes pécuniaires auxquelles ils doivent nécessairement faire face, pour assurer les réparations attendues.

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