Guinée : le porte-parole du gouvernement réagit à la nouvelle mise en garde de la CEDEAO

il y a 1 mois 41
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Les chefs d’État de la CEDEAO se sont réunis ce week-end à Accra (Ghana) où ils ont pris des résolutions pour les trois pays où la transition militaire est en cours. En ce qui concerne la Guinée, la junte militaire n’a eu aucune sanction mais, elle a été sommée de revoir la durée de la transition. Voici la réaction du porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo à ce sujet. Il était ce lundi 4 juillet chez nos confrères de la radio Fim fm. Lisez :

« Nous avons noté cette résolution de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO en mettant en avant l’idée que lorsque qu’on se donne les moyens de faire la pédagogie, d’entretenir le dialogue, la compréhension des uns et des autres, s’accroit et cela permet de dissiper les malentendus. C’est ce que le gouvernement a fait et il est important de poursuivre ce travail dans la transparence. Il faut saluer l’écoute et la responsabilité de l’équipe sortante notamment le président ghanéen qui a été toujours à notre écoute et qui a permis d’avoir la meilleure compréhension du contexte guinéen. S’il y a quelque chose dans la résolution à noter, c’est la prise en compte de la spécificité de chaque pays. C’est quelque chose que nous avons souhaitée et cela a été entendu. Ce résultat est le fruit du maintien du dialogue par le président avec ses pairs mais aussi le travail du ministre des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Étranger ainsi que le chef du gouvernement (…).

Nous allons travailler sur le contenu de la durée de la transition, c’est fondamental. Ce qui se passe au Burkina et au Mali, nous nous rendons compte de l’homogénéité dans le système. Ces deux pays n’ont pas besoin de rependre leur fichier électoral qui ne fait l’objet d’aucune crise contrairement à la Guinée où le fichier électoral est source de tension depuis une décennie. L’idée de la transition n’est pas seulement une question de durée mais plutôt, une question de contenu de ce qu’on peut faire dans le délai imparti (…). La junte a obtenu le changement de médiateur en la personne du président du Bénin. La Guinée ne concède pas l’arrivée de la nouvelle équipe et elle ne se réjouit pas aussi du départ de l’ancienne équipe. Nous n’avons jamais personnalisé notre position, la lettre que nous avons envoyée à la CEDEAO ne parle de personne. Elle consistait à demander à la CEDEAO de donner la chance aux Guinéens de se retrouver autour de la table et discuter leur compromis pour apporter des solutions aux problèmes qui les touchent. La crise n’était pas au point de l’envoi d’un observateur (…) », a-t-il expliqué.

Interrogé sur la suite du dialogue entamé alors que beaucoup de ténors politiques ont jeté l’éponge.  Il dira ceci : « nous allons faire de l’humidité et de pédagogie pour inviter les acteurs politiques et ceux de la société civile à plus de responsabilité. Nous ne mangerons pas nos efforts pour aller vers les uns et les autres, il y aura toujours des difficultés et de résistances par ce que nous n’avons pas l’habitude. La confiance est rompue depuis longtemps entre la classe politique et les dirigeants de notre pays.

En ce qui concerne le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, le ministre Gaoual précise : « nous ferons encore preuve d’humilité et de pédagogie ainsi que de responsabilité pour aller vers eux. Il faut que les uns et les autres personnalisent le process qui engage toute la Guinée »

Lire l'article en entier