Guinée : le budget 2022 dit de « refondation » estimé à 30 mille milliards gnf (ministre)

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A l’initiative du gouvernement du Premier ministre Mohamed Béavogui, le ministre du Budget, entouré de ses homologues de l’Économie, des Finances et du Plan et de l’Information et de la Communication, a animé un point de presse ce vendredi 14 janvier 2022, à Conakry. À l’effet d’expliquer à l’opinion publique les hypothèses qui ont sous-tendu l’élaboration de la Loi des finances 2022.

Préparé sous la supervision du président de la transition et l’autorité du Premier ministre, selon un processus inclusif avec l’ensemble des membres du gouvernement, ledit budget, se présentant comme le principal outil de refondation de l’État au bénéfice des Guinéens, se veut sincère et inclusif. Il se chiffre à 30 mille milliards GNF.

Dans l’exercice de présentation du budget 2022, le ministre Moussa Cissé a tout d’abord déclaré que celui-ci connaît un départ ayant été fixé à partir de la lettre de cadrage que le Premier ministre a adressée au gouvernement, notamment au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et lui-même ministre du Budget, le 19 novembre 2021, en vue de fixer le cadre qui devrait gouverner la réalisation de ce budget.

« Mais ce budget, pour que le Premier ministre puisse préparer sa lettre de cadrage, est parti sur un certain nombre d’éléments. Ces éléments ont pris leur essence dans le discours de prise effective du pouvoir par le Colonel Mamadi Doumbouya et le CNRD, le discours d’investiture [du président de la transition] et le discours d’adresse à la nation pour l’an 63 de la République de Guinée, dans lesquels discours, la refondation de l’État occupait une place de choix », a-t-il d’emblée soutenu.

« C’est en cela que le budget que nous présentons aujourd’hui, pour nous, s’appelle budget de refondation au bénéfice des Guinéens », a expliqué l’orateur.

Abordant les grandes hypothèses qui ont sous-tendu la préparation de ce budget contenues dans la lettre de cadrage de Monsieur le Premier ministre, le conférencier a dit que celles-ci projetaient un déficit global de 2,9% du produit intérieur brut, mais aussi une pression fiscale également projetée à 14,7%, l’apurement de la dette intérieure (qui devient un problème fondamental pour le gouvernement aujourd’hui), la réduction de la subvention au secteur de l’énergie, afin de maîtriser les dépenses, mais aussi l’augmentation de la part des dépenses d’investissement à hauteur de 25% sur financement propre.

« A la suite de cette lettre de cadrage, les prévisions de recettes avec les différentes régies, notamment la Direction générale des Douanes, la Direction générale des Impôts et la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, ont été projetées à hauteur de 12 mille milliards 590 062 pour les Douanes, 11 mille milliards 365 pour de la DGI et 1815 milliards pour la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique », a expliqué M. Cissé.

Poursuivant, il a indiqué que sur la base de ces prévisions de recettes qui sont à hauteur de 26 mille milliards, les dépenses ont été estimées à 30 mille milliards.

« Trente mille milliards par rapport à 26 mille milliards, ceci ressort un déficit de 4 mille milliards pour qu’on ait un budget en équilibre. Et ce déficit-là est financé conformément à la loi organique qui autorise le ministre des Finances à emprunter, à émettre des bons de trésor et à recourir aux prêts. Ce qui fait que nous avons un budget en équilibre », a placé le conférencier.

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