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Un climat d’accalmie politique semble progressivement s’installer en Guinée-Bissau, un peu plus de deux mois après le coup d’État du 26 novembre, survenu à la veille de la publication des résultats de l’élection présidentielle et des législatives. Sous la pression conjuguée des partenaires régionaux, notamment de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la junte militaire de transition dirigée par Horta N’Tam a engagé une série de mesures visant à favoriser un retour à l’ordre constitutionnel.
Dans ce contexte, la junte au pouvoir a procédé, dans la soirée du vendredi 30 janvier, à la libération de l’opposant Domingos Simões Pereira, président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), arrêté le jour même du putsch. Cette remise en liberté est intervenue à l’issue d’une médiation conduite par le ministre sénégalais de la Défense.
Arrêté le 26 novembre dernier lors du renversement du président bissau-guinéen Umaro Sissoko Embalo, Domingos Simões Pereira a été escorté jusqu’à son domicile, où l’attendaient des militants et responsables de son parti. S’il a recouvré la liberté, le leader du PAIGC demeure toutefois placé en résidence surveillée.
Peu avant cette libération, la CEDEAO avait salué, à travers un communiqué, les mesures récemment prises par les autorités de transition de la République de Guinée-Bissau en vue de promouvoir un environnement politique plus inclusif, propice au retour à l’ordre constitutionnel. Cette position figure dans une lettre du président de la transition bissau-guinéenne adressée, le 29 janvier 2026, à Julius Maada Bio, président de la République de Sierra Leone et président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.
Parmi les avancées relevées par l’organisation sous-régionale figurent notamment la formation d’un gouvernement de transition inclusif, avec l’attribution de trois portefeuilles ministériels respectivement au PAIGC et au groupe politique dirigé par Fernando Dias Da Costa. La CEDEAO note également la nomination de dix représentants issus de ces deux formations politiques au Conseil national de transition, la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, ainsi que l’amélioration des conditions de détention de Domingos Simões Pereira, transféré de la prison centrale à une assignation à résidence. À cela s’ajoute le retrait de la demande de départ de la Mission de soutien à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB).
Toutefois, l’institution régionale avait insisté sur la nécessité d’une libération complète et effective de Domingos Simões Pereira, ainsi que sur la garantie des droits et libertés fondamentaux pour l’ensemble des citoyens bissau-guinéens.
Une exigence qui, finalement, a été acceptée par les militaires au pouvoir, illustrant l’impact décisif de la pression diplomatique exercée par la CEDEAO dans la gestion de la transition politique en Guinée-Bissau.
L’article Guinée-Bissau : sous la pression de la CEDEAO, la junte desserre l’étau et libère Domingos Simões Pereira est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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