Guerre en Iran/le cri de cœur d’un Guinéen: « Nous vivons l’enfer ici »

il y a 4 heures 17
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Après plusieurs semaines de conflit, la guerre entre l’Iran et la coalition américano-israélienne se poursuit sans signe d’accalmie. Cette situation préoccupante affecte l’ensemble du Moyen-Orient et plonge de nombreux ressortissants étrangers, notamment des étudiants guinéens vivant en Iran, dans une profonde angoisse.

Alors que les tensions continuent de s’intensifier, ces étudiants peinent à faire face au quotidien. Interrogé par notre rédaction ce samedi 4 avril, CAMARA Ousmane Abidine décrit une situation alarmante. Selon lui, certains de ses camarades sont coupés de leurs familles en raison des perturbations des communications.

« Ce que nous vivons actuellement est un véritable cauchemar, une situation épouvantable. Nous n’arrivons plus à nous en sortir. Tout est quasiment paralysé : l’internet international est coupé, les appels internationaux directs ne passent plus. Certains étudiants n’ont pas échangé avec leurs familles depuis plus d’un mois. Quant aux réseaux privés, ils sont très coûteux et beaucoup n’ont pas les moyens d’y accéder », a-t-il expliqué.

À l’en croire, les étudiants vivent dans une peur permanente, pris « entre l’enclume et le marteau », entre menaces extérieures et tensions internes.

« Nous vivons un enfer ici. Nos vies sont constamment menacées, aussi bien par les frappes extérieures que par l’insécurité interne. Les bombardements peuvent viser n’importe quel endroit : universités, écoles ou centres publics. En parallèle, certains groupes opposés au régime nous menacent également. Il devient difficile de respirer, de manger ou même de dormir, tant la peur est omniprésente », a-t-il témoigné avec inquiétude.

Face à cette situation critique, CAMARA Ousmane Abidine lance un appel pressant aux autorités guinéennes.

« Nous sommes des citoyens guinéens venus ici pour étudier, au service de notre pays. Aucun de nous n’est venu chercher de l’argent. Aujourd’hui, nous demandons simplement une assistance, notamment une évacuation d’urgence. Notre pays a les moyens d’agir. Il est temps de nous venir en aide », a-t-il plaidé.

Mamadou Mouctar SYLLA

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