Grogne au CNT : des fonctionnaires parlementaires s’opposent à une décision du Secrétaire général

il y a 23 heures 27
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La décision du Secrétaire général du Conseil National de la Transition concernant l’évaluation des fonctionnaires parlementaires est loin de faire l’unanimité. Ce mercredi 2 avril 2025, plusieurs agents se sont mobilisés dans l’enceinte du Palais du Peuple, situé dans la commune de Kaloum, pour exprimer leur mécontentement.

Interrogé sur les raisons de cette protestation, Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du bureau syndical de l’administration parlementaire,  explique : « Cette mobilisation fait suite à une décision du secrétaire général de l’administration portant sur l’évaluation des fonctionnaires parlementaires. Selon cette décision, l’argument principal repose sur le nombre jugé pléthorique de fonctionnaires parlementaires. L’évaluation vise donc à mettre fin au contrat d’une catégorie d’agents ne répondant pas aux attentes du bureau du CNT. C’est ce qui a suscité la révolte des fonctionnaires parlementaires et conduit à cette mobilisation ce matin. »

D’après nos informations, avant même l’annonce officielle de cette mesure, une rencontre a eu lieu entre les travailleurs parlementaires et le secrétaire général du CNT, Aboubacar Camara. Lors de cet échange, ce dernier a exposé les raisons de sa décision. Cependant, à l’issue de la rencontre, le bureau syndical a exprimé son accord sur le principe de l’évaluation, à condition qu’elle serve à corriger les insuffisances des agents et non à les licencier.

« Nous lui avons dit que nous ne sommes pas opposés au principe de l’évaluation des fonctionnaires parlementaires, car c’est une pratique essentielle. Une évaluation a pour objectif de corriger les insuffisances, pas de mettre fin aux relations de travail entre un agent et l’institution parlementaire. Il s’agit d’emplois considérés comme des droits acquis : certains agents sont ici depuis 5, 10, voire 20 ou 30 ans. On ne peut pas, sous prétexte d’une simple évaluation, mettre fin à leur contrat comme s’ils étaient indésirables. C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser », dnonce-t-il.

Poursuivant, le syndicaliste a affirmé que les travailleurs restent ouverts à des négociations pour désamorcer la crise : « Nous avons tenu à informer la classe ouvrière et lui faire savoir que nous sommes disposés à négocier avec le secrétaire général afin de discuter de l’inopportunité de cette mesure. »

Bien qu’il soit actuellement hors du pays, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, se serait personnellement saisi du dossier afin de tenter un rapprochement entre les deux parties.

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