PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Jusqu’à quand va-t-on continuer à débattre de la démission ou non du gouvernement ? Le sujet est omniprésent. On débite là-dessus en famille, dans les cafés et les grins, dans les médias, et surtout sur les réseaux sociaux : ce déversoir devenu, hélas, tristement célèbre, où des utilisateurs insolents rivalisent de haine et d’opinions insensées.
Reste à savoir où ca calle . Certainement pas au niveau du Président de la République. Le nouvel élu a pourtant montré la voie, et de la manière la plus claire qui soit, lorsqu’il a remercié l’ensemble du gouvernement pour son engagement pendant son élection. Avant de leur dire, sans barguigner, que nombreux sont ceux qui devront quitter l’équipe gouvernementale.
Ce discours, prononcé par le locataire du Palais Mohammed V, a le mérite d’être limpide pour qui veut bien comprendre. Pour lui, il ne s’agit pas d’un CDI. Avec lui, les collaborateurs sont tenus par une obligation de résultats, et non par une prétendue reconnaissance d’avoir soutenu sa candidature , alors qu’ils ont été nommés ministres sans contrepartie réelle.
Pourtant, tout porte à croire que les ministres ne souhaitent absolument pas partir. Et qu’à cause de cette obsession qu’ils ont de demeurer le plus longtemps possible au gouvernement, ils ont fini par entraîner dans leur logique le Premier ministre, qui avait pourtant laissé entrevoir les signes d’un départ imminent.
Ce dernier avait, en effet, il faut le rappeler, instruit le ministre secrétaire général du gouvernement d’informer ses collègues de préparer les documents de passation de services, afin de faciliter l’installation de leurs successeurs.
Depuis, on se demande s’ils ne se sont pas convaincus qu’ils ne partiront plus. Car le gouvernement fonctionne désormais comme si de rien n’était. Les ministres s’activent sur le terrain comme jamais auparavant. Peut-être une manière de se dérober à la sentence ultime qui sera prononcée par un homme qui ne doit désormais qu’à son important électorat, devenu exigeant.
Une exigence qui sera, de toute évidence, difficile à satisfaire avec un gouvernement où les compétences ne courent pas les rues.
En attendant le remaniement tant attendu, et promis par celui qui en a constitutionnellement la compétence, l’opinion publique s’attend, au mieux, à une démission du gouvernement, même si celle-ci n’est pas prévue par la Constitution.
Cependant, on peut convenir que la démission d’un gouvernement à la suite de l’élection d’un nouveau président relève d’une pratique démocratique. Il s’agit d’une tradition ancrée dans les régimes démocratiques ou ceux en voie de consolidation.
Mieux encore, lorsque l’élection présidentielle met fin à une transition militaire, de l’avis de nombreux observateurs, la démission du gouvernement devient une nécessité. Elle permet de donner le sentiment de refermer une parenthèse et renforce, par la même occasion, la légitimité du nouveau pouvoir exécutif appelé à être mis en place, sous l’autorité d’un nouveau Président de la République
Sadikou
.png)
il y a 4 heures
15


















English (US) ·