Gbassikolo : simple histoire ou véritable légende ?

il y a 2 heures 12
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Il était une fois, dans la presqu’île de Kaloum, un vieux piroguier nommé Gbassi. Gardien silencieux des eaux, il aidait les populations autochtones à franchir le bras de mer reliant jadis la rive de Tombo à celle de l’actuel quartier Cameroun.

Jour après jour, saison après saison, il fut ce lien vivant entre deux mondes, celui sans qui traverser relevait de l’impossible. Mais le temps, implacable, finit par le rattraper. Ses jambes cessèrent de lui obéir, le condamnant à regarder, impuissant, les autres poursuivre leur route sans lui.

Les enfants, dans leur insouciance, le surnommaient koolo, le caméléon en soussou, en le voyant se mouvoir difficilement, rampant sur le sol avec dignité malgré tout. Mais derrière les rires, se cachait une tragédie silencieuse : celle d’un homme qui ne pouvait plus être utile.

Un jour, las de cette souffrance, Gbassi rampa lentement de sa case jusqu’à sa pirogue. Dans un dernier geste, marqué par le courage et le désespoir mêlés, il se laissa glisser dans les eaux profondes de l’océan Atlantique pour ne plus jamais réapparaître.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La légende raconte que les flots ne l’ont pas englouti, mais transformé. Gbassikolo, comme on l’appelle désormais, est revenu sous une autre forme : moitié homme, moitié poisson. Un être mystique, gardien invisible des rivages de Kaloum, veillant jalousement sur la cité qui l’a vu naître et servir.

Depuis lors, son esprit habite ces lieux, murmure dans le vent marin, et protège ceux qui foulent cette terre chargée d’histoire.

Et aujourd’hui…

Comment ne pas ressentir une profonde émotion, une joie presque indescriptible, en contemplant la métamorphose de cet espace ? Là où régnaient autrefois l’insalubrité et l’abandon, s’élève désormais un véritable joyau architectural. Un lieu de vie, de partage et de réjouissance, digne des plus grandes ambitions de notre pays. Comme si, quelque part, l’esprit de Gbassikolo lui-même avait veillé à cette renaissance.

Ce site, autrefois oublié, devient aujourd’hui un symbole : celui d’une Guinée qui se relève, qui se réinvente, qui transforme ses blessures en beauté et ses légendes en héritage vivant.

Alors, simple histoire ou véritable légende ?

Peu importe, au fond. Car Gbassikolo vit encore dans nos mémoires, dans nos récits, et désormais, dans ce lieu réhabilité qui incarne à la fois notre passé, notre présent et nos rêves d’avenir.

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