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À l’occasion de la 18ᵉ édition des 72 Heures du livre, le Lac Gbassikolo a servi de cadre à la présentation, suivie de la dédicace de l’ouvrage « Servir mon pays et la paix dans le monde » de François Lounceny Fall. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), d’anciens Premiers ministres de la Guinée, des écrivains, des étudiants et de plusieurs autres invités.
Dès l’entame de son intervention, l’ancien Ministre des Affaires étrangères s’est acquitté d’un « agréable devoir » en saluant la distinction décernée à Lamine Camara dit Capi, lauréat du premier prix littéraire du Président de la République.
François Lounceny Fall a rendu un vibrant hommage à celui qu’il considère comme un mentor : « Cette distinction vient consacrer une œuvre littéraire d’une grande qualité, marquée par une exigence intellectuelle et un engagement profond en faveur de la promotion des valeurs culturelles et humaines. A titre personnel, je me réjouis tout particulièrement de cet hommage rendu à un écrivain prolixe, qui a été un de mes mentors, dont je connais le talent, l’intégrité, la rigueur et la constance dans l’excellence ».
Visiblement ému, l’auteur a ensuite exprimé sa gratitude envers les nombreuses personnalités présentes, soulignant le symbole du Lac Gbassikolo qui, selon lui, est passé « d’un espace chargé de mystères à un complexe moderne et accueillant ».
Dans son discours, François Lounceny Fall a présenté son livre comme bien plus qu’un simple récit autobiographique. « Cet ouvrage n’est pas seulement un témoignage (…) mais le fil discret d’une vocation née très tôt, celle de servir mon pays et, au-delà, de contribuer modestement à la paix dans le monde », a-t-il déclaré.
L’auteur a expliqué avoir longtemps hésité avant de coucher ses souvenirs sur papier, en raison des exigences de discrétion liées à la diplomatie : « J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces pages. La diplomatie enseigne la retenue, la discrétion et souvent le silence. Mais avec le temps, s’est imposée à moi une exigence, celle de témoigner ».
Témoigner non pas pour revisiter le passé, mais pour transmettre : « Témoigner, non pas pour raconter simplement le passé, ni pour ressusciter des souvenirs et un temps comme le chantait Charles Aznavour, les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Témoigner, encore moins pour livrer une version personnelle d’événements partagés, mais témoigner pour transmettre, car tel était, au fond, le sens premier de ce livre, un passage de témoins, transmettre des expériences, transmettre des convictions, transmettre aussi des erreurs afin qu’elles éclairent les générations à venir »
S’inscrivant dans une logique de transmission intergénérationnelle, il a comparé cette démarche à une course de relais, où l’essentiel est de permettre aux successeurs d’aller plus loin : « Et si aujourd’hui je passe le témoin, je ne me retire pas pour autant. Je demeure autant que possible un observateur engagé, disponible pour partager une expérience, un conseil, si cela
peut être utile ».
Avec sincérité et humilité, François Lounceny Fall a affirmé avoir écrit ses mémoires telles qu’il les a vues et comprises : « J’ai écrit avec sincérité. J’ai écrit avec honnêteté. Tel que j’ai vu. Tel que j’ai compris », a-t-il dit.
Par ailleurs, l’ancien Premier ministre a exprimé sa reconnaissance à sa famille, à ses proches et à ses collaborateurs pour leur soutien : « Je voudrais rendre grâce à mon grand-frère, qui a été pour moi un repère et un guide. Merci à ma famille pour son soutien indéfectible. Merci à mon épouse et à mes enfants, à qui je demande pardon pour les absences imposées par le devoir. Qu’ils sachent que, même éloignés, je ne les ai jamais oubliés, je ne les ai jamais quittés. Merci à mes amis, qui sont nombreux dans la salle, d’hier et d’aujourd’hui. Merci à mes collègues, je reconnais certains dans cette salle, A ces amis, car un succès n’est jamais un succès personnel, c’est le nôtre. Nous célébrons cela ensemble ».
L’ancien diplomate Guinéen a enfin remercié sa maison d’édition L’Harmattan ainsi que Sansy Kaba Diakité pour leur engagement en faveur de la promotion littéraire.
De nombreux invités ont fait des témoignages sur le parcours de François Lounceny Fall.
La cérémonie a pris fin par une séance de dédicace de son ouvrage.
Sadjo Bah
L’article François Lounceny Fall présente et dédicace ses mémoires aux 72 Heures du livre : “si aujourd’hui je passe le témoin, je ne me retire pas pour autant…” est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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