Examens nationaux : le ministre Guillaume Hawing annonce de nouvelles mesures

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Les travaux de l’atelier préparatoire des examens nationaux ont été officiellement lancés, ce jeudi 12 mai 2022, à Conakry. C’est à l’intention des cadres des structures déconcentrées du ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation MEPU-A.

Le ministre Guillaume Hawing a officié la cérémonie d’ouverture des travaux, en présence du secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Le présent atelier constitue pour les participants un espace de concertation, d’échanges d’idées et d’opinions, pour connaître les forces et les faiblesses de la session précédente d’une part, d’autre part, donner de nouvelles orientations à la suite des innovations introduites dans la gestion des examens nationaux pour la session 2022.

Les trois jours de travaux permettront aux techniciens du MEPU-A d’outiller les cadres à l’utilisation des nouvelles feuilles d’examen ; d’examiner le processus de gestion des examens nationaux session 2021, en vue de tirer des leçons pour la session 2022 ; d’identifier les problèmes spécifiques à chacune des localités tout en dégageant les stratégies pour leur résolution.

Le chef de département de l’enseignement pré-universitaire a précisé que les examens de cette année se dérouleront dans un contexte nouveau, celui de la refondation de l’Etat en général et du système éducatif en particulier.

Dans le souci de répondre à la lettre de mission assignée à son département en matière d’évaluation des apprentissages, le ministre Hawing assure que les examens nationaux de cette session seront marqués par des innovations majeures parmi lesquelles nous pouvons citer :

  • L’introduction d’une nouvelle feuille d’examen plus sécurisée ;
  • La suppression du secrétariat de report manuel des anonymats sur les copies des candidats après la passation des épreuves ;
  • L’internement des inspecteurs et cadres impliqués dans la conception, le choix final et le conditionnement des épreuves, effectif depuis le dimanche 08 Mai dernier ;
  • L’implication accrue des ministères partenaires (Enseignement Supérieur, Défense, Sécurité, Administration du territoire, Justice…) au processus pour plus de sécurisation et de transparence ;
  • La prestation de serment de tous les acteurs impliqués dans le processus des examens nationaux.

« Toutes ces innovations et mesures visent non seulement à améliorer le déroulement des examens, mais aussi et surtout lutter contre les pratiques déviantes (fuite de sujets, substitution de copies et de candidats, comités de rédaction, bonification des notes, utilisation des téléphones… », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs rappelé aux cadres des structures déconcentrées que le taux élevé d’admission aux examens dans leurs localités respectives ne doit pas un critère d’appréciation des administrateurs qu’ils sont « dès lors, vous êtes engagés, chacun en ce qui le concerne, de tout mettre en œuvre pour le déroulement normal des examens conformément aux dispositions des règlements généraux », a-t-il conseillé.

Pour atteindre ces objectifs, le ministre Guillaume Hawing a exhorté les participants à l’atelier à mener des débats sans aucune complaisance dans leurs différents groupes thématiques afin d’aboutir à des recommandations pertinentes devant permettre l’organisation des examens crédibles.

Au nom des participants, l’inspectrice régionale de l’éducation de Conakry Léontine Kolié dit en être persuadée que les résultats issus de cet atelier seront utiles et que leur mise en application mettrait fin aux différents soupçons et doute généralement lié à l’organisation des examens nationaux en Guinée.

A rappeler qu’ils sont au nombre de 540 105 candidats dont 235 401 filles à affronter les trois examens nationaux en Guinée.

Alhassane Fofana

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