Enseignement Supérieur en Guinée : vers les « journées de concertation sur la cartographie des filières et programmes de formation »

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C’est au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi, 14 janvier 2022, dans ses locaux que le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation, a annoncé la tenue prochaine des journées de concertation sur la cartographie des filières et programmes de formation en République de Guinée. Le but est de faire le diagnostic du secteur, à travers des panels, ateliers et des expositions, en vue d’améliorer la qualité de l’Enseignement Supérieur, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Diaka Sidibé, ces journées de concertation se tiendront du 26 au 28 janvier prochain au chapiteau du palais du peuple. Elles permettront de faire des réflexions profondes sur l’épineux problème d’inadéquation de la formation aux besoins des entreprises sur le marché de l’emploi, un problème qui tourmente les jeunes diplômés guinéens depuis des décennies.

Ces journées de concertation devront également permettre de définir les bases d’une réforme des programmes favorisant l’employabilité des diplômés.

Dr Djaka Sidibé, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

« Mon département organisera des journées de concertation sur la cartographie des filières et programmes de formation en République de Guinée les 26, 27 et 28 janvier 2022 au Chapiteau du Palais du peuple… Ces journées sont organisées afin d’impliquer le secteur socio-économique dans la définition des compétences, de formation, de suivi-évaluation, ainsi que le financement direct et indirect des programmes de formation de l’enseignement supérieur », a annoncé la ministre Dr Diaka Sidibé devant les médias.

Selon l’autorité nationale d’assurance qualité (ANAQ), notre la Guinée compte aujourd’hui près de 78 programmes de formation répartis dans 49 institutions d’enseignement supérieur dont 17 publiques. Et, à en croire des chiffres compilés avec le bureau de stratégie de développement du Ministère de l’enseignement supérieur, « ces programmes de formation mettent chaque année sur le marché de l’emploi plus de 21866 diplômés dont 5958 filles qui peinent à trouver un emploi ou à créer leur propre entreprise ». Une situation déplorable la ministre de l’enseignement supérieur.

« Pour des raisons probables d’inadéquation entre la formation et les besoins des entreprises, nos jeunes diplômés rencontrent d’énormes difficultés à bénéficier des opportunités de recrutement. Face à cette situation, plusieurs questions s’imposent, à savoir : comment résoudre ce paradoxe ? Comment favoriser le recrutement de la main d’œuvre guinéenne pour la gestion des entreprises fonctionnelles et des grands projets en cours de réalisation ? Comment aider la jeunesse à apporter sa contribution au développement de notre pays par les créations et la pérennisation d’entreprises innovantes dans les divers secteurs socio-économiques de notre pays? Faut-il rénover ou faire une refondation complète du système de formation et du réseau d’institutions qui les abrite ? Quel moyen et quel mode de financement faut-il réussir ? Quel peut être la participation du secteur socioéconomique et des partenaires internationaux au financement de programmes de formation ? Et, quel mécanisme mettre en œuvre pour cela ? C’est dans le but de répondre à toutes ces interrogations et bien d’autres, et surtout pour esquisser les pistes de solutions que le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation organise ces journées de concertation en vue de définir les bases d’une réforme des programmes favorisant l’employabilité des diplômés. Il faut noter que les guinéens ont besoin d’une formation de qualité qui débouchera sur une plus grande employabilité de nos jeunes sortants des universités, mais aussi sur des objectifs de développement bien réels », a expliqué Dr Diaka Sidibé.

Pour que ces journées de concertation soient efficaces et qu’elles aboutissent aux résultats escomptés, la ministre de l’enseignement supérieur souhaite la participation de tous les acteurs impliqués dans la formation et l’emploi des étudiants dans notre pays.

« Ces journées de concertation ne pourront être profitables qu’à la seule condition d’en tirer des pistes de solutions et de les inscrire dans un processus d’amélioration continue de nos programmes de formation universitaire. C’est de cette manière que nous pourrons réaliser, à travers le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, l’ambition du gouvernement guinéen et celle du président de la République de rehausser la qualité des enseignements dans notre pays. Mais, pour que ces journées de concertation soient efficaces, la participation de tous les acteurs impliqués dans la formation et l’emploi de nos étudiants est absolument nécessaire. Il s’agit des étudiants eux-mêmes, les enseignants-chercheurs, des entreprises, des partenaires techniques et financiers du MERSI, les syndicats de l’éducation et des conseillers à l’orientation dont je me réjouis personnellement la participation à ces journées de concertation sur la cartographie des filières et programmes de formation en République de Guinée », a indiqué Dr Diaka Sidibé, tout en invitant les universités Guinéens à s’ouvrir pour « profiter des énormes opportunités d’échanges et d’études ».

Mamadou Yahya Petel Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 67 36 81

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