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L’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement sont parvenus à un protocole d’accord le 3 janvier 2026. Celui-ci repose essentiellement sur la revalorisation des primes de craie, de préparation et de documentation, ainsi que sur les indemnités de logement et de transport, entre autres.
La mise en œuvre de ces différents acquis est conditionnée à l’installation de plusieurs commissions, attendue à partir de la semaine prochaine. C’est ce qu’a confié, ce mercredi, le secrétaire général du Syndicat national de l’Éducation, dans une interview accordée à notre rédaction.
« Nous attendons la correspondance du ministère du Travail et de la Fonction publique pour la désignation des membres devant constituer ces différentes commissions techniques de mise en œuvre de l’accord. Lorsque nous commencerons à travailler en commission, nous évaluerons à mi-parcours le niveau d’avancement de tous les points inscrits dans le protocole d’accord », a-t-il déclaré.
Le protocole a été signé le 3 janvier. Cependant, jusqu’à présent, les commissions chargées de la mise en œuvre des différents acquis ne sont pas encore installées. Pour Michel Pépé Balamou, il ne s’agit toutefois pas d’un retard, au regard des résolutions contenues dans l’accord.
« Des périodes ont été déterminées et, par exemple, à partir du mois de février, les primes de logement, de préparation et de craie commenceront à être payées graduellement. Donc, je pense que nous avons un calendrier d’exécution que nous allons suivre. Mais en attendant l’échéance de ces délais, il y a des questions techniques qu’il va falloir résoudre. Ce sont précisément ces questions techniques que nous sommes en train de régler actuellement », a poursuivi Michel Pépé Balamou.
Au-delà des acquis obtenus, l’intersyndicale réclame avec insistance l’adoption d’un statut particulier des enseignants afin de revaloriser la profession, laquelle, selon le syndicaliste, a aujourd’hui perdu son caractère sacré.
« Le statut déterminera les conditions d’affectation d’un enseignant à un poste, ainsi que les concours à passer pour accéder à tel grade ou à tel indice, et ainsi de suite. Il met donc en place un véritable plan de carrière pour l’enseignant. Mais au-delà de cet aspect, le statut lui permettra d’avoir une perception positive de son métier », a-t-il expliqué.
S’agissant du statut particulier, les négociations devraient se poursuivre en février prochain. Pour le syndicaliste, l’attitude du gouvernement déterminera la conduite à tenir dans la poursuite de la lutte de l’intersyndicale.
Sékou Diatéya
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il y a 3 heures
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