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À l’occasion de la Journée mondiale de l’Éducation, de la culture africaine et afrodescendante, célébrée ce samedi 24 janvier, les membres de l’ONG OMEGA ont conféré avec la presse pour dresser le bilan de la scolarisation en Guinée. Le thème de cette année est : « L’éducation, moteur de l’émergence guinéenne », a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses journalistes.
Marthe Dédé Koïvogui, présidente de l’Organisation Mères et Enfants de Guinée et d’Afrique (OMEGA), mais également du MMFLP (Mouvement mondial des femmes et filles leaders panafricaines et caribéennes) et du FFLP (Forum des filles leaders panafricaines), a lu une déclaration dans laquelle elle attire l’attention des autorités sur la nécessité d’améliorer la scolarisation des enfants en Guinée, en portant le budget dédié au secteur de l’éducation à 20 % du budget national.
Marhe Dédé Koïvogui, Président de l’ONG OMEGA« C’est en fait un cri d’alarme, un cri d’appel à l’adresse du gouvernement guinéen, dans un premier temps. Dans un second temps, c’est un appel à la société civile et aussi aux familles, parce que l’éducation incombe à nous tous : parents, société civile et gouvernement. Les autorités doivent revoir la politique éducative du pays, surtout au niveau de l’allocation du budget rattaché à l’éducation. L’UNESCO et la Banque mondiale recommandent que celui-ci atteigne 20 % du budget national », a plaidé la patronne d’OMEGA.
Mais cette activiste ne s’arrête pas là. Marthe Dédé Koïvogui demande également aux autorités la création d’un ministère de la Famille afin de mieux aider les populations vulnérables et de faciliter la promotion de l’éducation.
« En ce qui concerne les familles, il faudrait aussi créer des écoles de familles. L’appel adressé aux familles est simple : les enfants doivent être scolarisés. Il faut les pousser, les encourager à aller à l’école et les y maintenir. Nous avons parlé de l’aspect financier : il faudrait que le gouvernement assiste les familles démunies afin qu’elles puissent envoyer leurs enfants à l’école et les y maintenir, parce qu’aujourd’hui, en Guinée, les familles peinent à se nourrir et à se loger. Et pourquoi ne pas créer un département chargé de la famille ? Ce serait l’idéal pour apporter des solutions concrètes à cet épineux problème », a indiqué Marthe Dédé Koïvogui.
Plus loin, cette Franco-Guinéenne, décidée à porter plus haut la voix des sans-voix, rappelle que la famille est la plus petite cellule de la société.
« Je dis que la famille est le premier, le tout premier gouvernement, et que la famille guinéenne aujourd’hui est handicapée. Elle ne tient pas sur ses deux pieds. Pourquoi ne pas créer alors un ministère spécifique à la famille ? Aujourd’hui, la famille guinéenne est à l’agonie : elle n’arrive pas à joindre les deux bouts. Je voudrais également lancer un appel concernant le projet Simandou : pourquoi ne pas, dans le cadre du bien-être de la famille, allouer, comme le font d’autres pays, des allocations familiales afin de permettre aux parents de maintenir leurs enfants à l’école ? Les Nations Unies ont insisté sur cet état de fait en lançant un appel à toutes les organisations qui défendent les droits des femmes, afin de mettre un accent majeur sur la protection de la jeune fille. C’est la raison pour laquelle, suite à Génération Égalité à Paris, le Mouvement mondial des femmes et filles leaders panafricaines et caribéennes a créé une plateforme spécifiquement dédiée à la jeune fille », a-t-elle conclu.
Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél. : 628 08 98 45
The post Éducation en Guinée : l’ONG OMEGA lance un cri d’alarme et exige plus d’engagement de l’État first appeared on Guineematin.com.
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