Dissolution des partis politiques : Boubacar Siddighy Diallo défend une  »application rigoureuse de la loi »

il y a 2 heures 14
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La décision du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) de dissoudre une quarantaine de partis politiques continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne.

Interrogé sur cette mesure, le président de l’Union pour le Mouvement Populaire (UMP), Boubacar Siddighy Diallo, apporte un soutien sans équivoque à l’initiative des autorités, qu’il qualifie de démarche légale et nécessaire pour assainir le paysage politique guinéen.

D’entrée, l’ancien député de la 9e législature invite à recentrer le débat.

« La première question qu’il fallait se poser, c’est pourquoi ces partis ont été dissous et comment ? Lorsque vous avez les réponses à ces deux interrogations, vous comprenez que le débat ne se pose plus », affirme-t-il.

Pour Boubacar Siddighy Diallo, toute organisation politique qui ne respecte pas les exigences légales se met elle-même en marge de la loi.

« Dans un État, lorsque les autorités décident de soumettre tous les citoyens et toutes les institutions au respect des normes légales et réglementaires, toute entité qui refuse d’obtempérer se place hors-la-loi », soutient-il.

Le président de l’UMP rappelle que cette décision intervient après un long processus d’évaluation.

« Cela fait un an que les autorités procèdent à l’évaluation des partis politiques. Aucun parti ne devrait exercer sans disposer des documents requis et sans respecter les procédures nécessaires pour maintenir sa légalité », explique-t-il.

À l’en croire, cette opération vise avant tout à renforcer l’État de droit.

« Si nous nous battons pour diriger ce pays, c’est pour promouvoir le respect de la loi, la bonne gouvernance et fortifier l’État de droit. Nous ne pouvons pas, nous-mêmes, être en contradiction avec ces principes », insiste-t-il.

Sans citer de noms, Boubacar Siddighy Diallo pointe du doigt les dérives de certains partis politiques.

« Depuis des années, certains se livrent à une forme de politisation guerrière, voire à la limite terroriste. Les revendications se sont souvent exprimées dans la violence. », a-t-il dit.

Enfin, le président de l’UMP soutient qu’il a « des partis qui ont refusé de se conformer aux décisions judiciaires, alors même que le président de la République, dans son serment, s’engage à respecter et à faire respecter la Constitution, les lois et les décisions de justice », rappelle-t-il.

Sam Bantignel

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