PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]

La société des eaux de Guinée, lancée officiellement à Télimélé en 2013 peine à satisfaire sa clientèle en dépit des nombreux efforts consentis par la direction préfectorale.
Un véritable défi à relever entre une demande plus forte due à l’urbanisation accélérée de la ville et la vétusté des installations couplées au retard de paiement des factures.
Pour toucher du doigt les réalités sur le terrain, nous avons approché le responsable technique de l’entreprise Oumar Camara qui explique tout d’abord le mode de fonctionnement : « Dans le mois, nous produisons 15 jours sur 30 pour l’ensemble des quartiers repartis en sept groupes : Mindia 1, Mindia 2, Cité Bambaya, Barkeré, M’Baliya, Missidé et préfecture-Kolly. Nous utilisons un groupe électrogène de 60 KVA à N’Danta îda pour une consommation journalière de 100 litres de gasoil pendant 14 heures pour une capacité de production de 490 mètres cubes »
Cette faible production pour une ville émergente crée un climat de méfiance et une atmosphère délétère avec les clients.
A ce propos, notre interlocuteur essaie de situer les responsabilités et essaie de rassurer en ces termes : »Nous sommes animés de bonne foi et usons de tout notre possible pour essayer de satisfaire la clientèle. Mais nous sommes confrontés à d’énormes difficultés telles que la vétusté des installations, le manque de carburant qui ne peut nous permettre de travailler convenablement le mois, le retard surtout du paiement des factures; à cela s’ajoute la non connection à l’électricité de Guinée qui ne peut fournir à la fois l’électricité à nos équipements et la ville. C’est pourquoi nous sollicitons un appui davantage pour juguler ces difficultés. »
Par ailleurs, dans la ville,la pénurie d’eau plus marquée en saison sèche pose d’énormes des problèmes aux citoyens qui sont obligés de faire recours à l’eau de puits, de marigot ou de source
Madame Aissatou Diallo résidente au quartier Missidé témoigne : « Nous recevons l’eau dans le robinet 3 à 4 fois dans le mois. Ce qui nous permet de remplir nos bassines et les bidons. Malgré ça, le besoin est loin d’être satisfait nous obligeant à recourir à la source de Lébouré où nous payons 1500 à 2000 fg le bidon de 20 litres. Notre secteur est situé en hauteur, même creuser des forages jusqu’à obtenir l’eau relève d’un véritable casse-tête. »
En attendant un dénouement heureux à cette situation, tous les yeux sont rivés vers le branchement de Télimélé au barrage hydroélectrique de kaleta .
.png)
il y a 1 heur
12




















English (US) ·