CRIEF : affaire Badara Koné portant sur 240 milliards GNF, identification des co-prévenus et audience tendue

il y a 2 heures 17
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Pas de répit à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Après la mise en délibéré de la deuxième exception soulevée par la défense de Badara Koné, qui sollicitait le renvoi du dossier au procureur spécial pour une orientation en instruction en raison de sa complexité, la chambre de jugement, présidée par Alpha Camara, a procédé à l’identification des co-prévenus de l’ancien président de la délégation spéciale de Matam.

Parmi eux figurent Abass Keita, né le 3 mars 1980 à Faranah, sociologue de formation, Moustapha Diarra Sanoh, juriste, ainsi que Said Elmi Kelhiye, entrepreneur d’origine somalienne.

Des personnes morales sont également poursuivies, notamment la société SOCOBA, représentée par sa gérante Zahara, architecte de profession.

Prenant la parole, la défense de la société SOCOBA a vigoureusement contesté les poursuites.

« Nous n’avons aucune relation avec l’État guinéen ni avec la mairie de Matam, si ce n’est le paiement d’une taxe effectué une seule fois depuis l’existence de la société. Je ne comprends pas pourquoi madame Zahara est poursuivie à titre personnel au lieu de la personne morale SOCOBA. On est en train de traiter cela comme un délit flagrant », a soutenu Me Rafi Raza.

Elle a demandé le renvoi de la société SOCOBA pour complément d’enquête, estimant que la procédure actuelle n’est pas appropriée.

L’avocat de la gérante a, à son tour, sollicité le renvoi du dossier pour complément d’enquête au titre des exceptions soulevées. Selon lui, la procédure de flagrant délit ne s’applique pas en l’espèce. Il a également demandé l’annulation des poursuites engagées contre sa cliente à titre personnel, estimant qu’elle n’est nullement impliquée.

En attendant l’identification des autres co-prévenus, l’audience a été suspendue à la suite d’échanges houleux entre Me Rafi Raza et le représentant du parquet spécial, Biwon Millimouno. L’avocat de la défense a accusé certains membres du parquet de vouloir « marquer leur territoire » en raison de leur récente arrivée à la CRIEF, des propos vivement contestés par le procureur.

À rappeler que les prévenus sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à 240 milliards de francs guinéens, entre février 2021 et avril 2026.

Ils répondent également de plusieurs infractions, notamment corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise illégale d’intérêt, conflit d’intérêts, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.

Mayi Cissé

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