Conakry : une table ronde organisée pour discuter du football féminin

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La salle de réunion du comité national olympique et sportif a accueilli ce samedi 26 mars 2022 une table ronde dédiée aux échanges autour du football féminin en république de Guinée. Celle-ci a regroupé plusieurs grandes figures évoluant en milieu sportif national, entre autres Madame Germaine Menguè – présidente de la commission femmes et sports auprès du CNOSG, docteur Djalikatou Diallo, ancienne vice-présidente de la fédération guinéenne de football et d’autres femmes dont les métiers sont liés au sport.

Ces échanges sous forme d’un panel ont commencé par les témoignages de certaines femmes qui ont rappelé à l’assistance comment elles sont venues dans le milieu sportif. Surtout dans un pays où le sport est considéré certains pères de familles comme une activité physique qui doit être pratiquée que par des hommes. De l’ancienne joueuse internationale Maténin, madame Fantagbè Kaba arbitre assistante FIFA, à madame Kadiatou Traoré journaliste sportive à la RTG (Koloma), elles ont toutes rappelé leurs débuts « difficiles ».

Au sortir de la salle qui abrité cette table ronde, l’initiatrice de ces échanges portés par l’agence Saly Multi Services, madame Fatoumata Binta Bérété est revenue le pourquoi de cette organisation.

« À l’arrivée dans ce milieu, j’ai constaté y en a des femmes, mais y en a peu, qu’on le sache. Avant de venir dans ce milieu je ne savais pas qu’il y avait des anciennes joueuses. Avant quand on parlait de quelqu’un qui a joué dans l’équipe nationale (de Guinée), je disais directement Titi Camara. Je ne savais pas qu’il y avait le football féminin. Je me demande pourquoi après le terrain, elles ne sont pas aussi revenues sur le terrain (en se reconvertissant dans les métiers de football).

L’organisation de cette table ronde aujourd’hui va à l’encontre de ces femmes, de les appeler à revenir sur le terrain. Il faut juste avoir une motivation et l’aider de l’État, des autorités », a-t-il déclaré, avant de lancer un appel à l’État.

« Je m’attends aujourd’hui à avoir des réalités et avoir des perspectives, me faire entendre au niveau national et surtout international, d’aider ces femmes, pas que les anciennes, celles qui veulent intégrer ce milieu, à se former et surtout à l’État qu’il nous faut des infrastructures qui nous manquent beaucoup. »

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