Conakry: l’ORASPC vulgarise l’arrêté fixant les redevances applicables aux sociétés de sécurité privée

il y a 1 heur 13
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L’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de Protection Civile (ORASPC) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son rôle de régulation et de contrôle du secteur de la sécurité privée en Guinée.
Le service s’est récemment dotée d’un arrêté fixant les redevances applicables aux sociétés de sécurité privée. Avant l’entrée en vigueur de ce texte stratégique, le Directeur général et son équipe ont fait le choix responsable de la pédagogie en initiant une vaste campagne de vulgarisation de cette réforme essentielle au bon fonctionnement du secteur.

« Cet arrêté vient au bon moment, parce que l’ORASPC est aujourd’hui sur le terrain afin de traquer ceux qui ne sont pas en règle. Mais pour cela, il faut des moyens, et ces moyens ne tombent pas du ciel. Effectivement, ce sont ces redevances qui doivent servir de ressources à l’ORASPC pour mener sa mission de police administrative au sein du secteur de la sécurité privée », a expliqué Moussa Tatakourou Diawara.

Le Trésor public a activement pris part à cette rencontre à travers la présence de son receveur central. Un signal fort, puisque c’est ce service qui sera chargé de l’encaissement des redevances collectées par l’ORASPC, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance.

« Notre présence indique que le comptable public chargé de la comptabilisation de ces recettes a désormais le plein droit de les percevoir. Ainsi, nous ne sommes pas des comptables de fait, mais des comptables pleinement habilités, car il existe désormais une base légale, à savoir l’arrêté conjoint », a précisé Aly Badara Traoré.

Massivement mobilisés, les acteurs du secteur de la sécurité privée ont suivi avec un grand intérêt les différentes communications. À l’issue des échanges, nombreux sont ceux qui ont salué l’initiative de l’ORASPC.

« Concernant la redevance que nous devons payer à l’ORASPC et à l’État, en soi, ce n’est pas une mauvaise chose. Non seulement cela contribuera au développement de la Guinée, mais cela permettra également de renforcer l’action de l’ORASPC dans sa mission de contrôle des agences non conformes et de favoriser la professionnalisation du secteur », a indiqué Thierno Sita Diallo, de Super Sécurité.

Du côté du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, tutelle de l’ORASPC, l’on estime qu’il était indispensable de commencer par cette phase de vulgarisation de l’arrêté conjoint afin de garantir une appropriation effective du texte par l’ensemble des parties prenantes.

« Nul n’est censé ignorer la loi, mais certaines personnes font parfois semblant de l’ignorer. Une fois ce texte vulgarisé, nous osons dire que les usagers, les acteurs du secteur, ainsi que les ministères de la Sécurité et de la Protection civile et des Finances disposeront du même niveau d’information, afin d’éviter toute complication ou confusion dans son application », a déclaré l’inspecteur général de police Kemo Oularé, chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Les redevances concernées vont de montants forfaitaires par agent à des pourcentages appliqués sur la valeur des contrats ou des fonds transportés. Les recettes générées seront réparties équitablement entre le Trésor public et l’ORASPC, contribuant ainsi au renforcement des capacités de l’État et à une meilleure régulation du secteur de la sécurité privée.

Sékou Diatéya

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