CNT: dissension autour du choix des représentants des ONGs de défense des droits humains

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Maintenant qu’un premier ministre est nommé, il est temps d’œuvrer pour la composition du conseil national de transition où toutes les couches sociales du pays doivent être représentées.

Cependant, au niveau des organisations de défense des droits de l’homme, toute une polémique se pose autour du choix qui vient d’être effectué par la commission mise en place, en cette circonstance.

Selon une de nos sources, des défenseurs des droits de l’homme réunis hier au siège de l’ONG Amnesty International ont choisi Mory Douno de l’INIDH comme représentant (homme) de ces organisations au sein du CNT. Chose qui constituerait aux yeux de la majeure partie des membres de ces entités, une violation des dispositions de la charte de transition qui exclut tout ancien employé des institutions dissoutes.

« Il y a eu un travail qui a été fait dans le but de faire en sorte que les organisations parlent d’une même voix, et que le choix puisse vraiment être consensuel. Il y a eu des candidats qui ont postulé, parmi lesquels il y a Me Hamidou Barry, Me Emmanuel Bamba, Me Frédéric Foromo Loua , M. Bah Souleymane de l’OGDH, Mory Douno de l’INIDH, dame Fatoumata Bah du réseaux des femmes défenseures des droits de l’homme et Me Michel Labilé d’Avocats Sans Frontières. Il est écrit clairement dans la charte que tous ceux qui sont issus des institutions dissoutes le 05 septembre ne doivent pas être membres du CNT. Malheureusement, la commission composée de Souleymane Sow d’Amnesty, de madame Hann de l’ONG WAFRICA et de Me Alpha Amadou DS Bah ont passé outre ce principe, en violation de cette disposition, choisir Douno Keïta. Cela fait donc l’objet aujourd’hui de disputes et ça fait qu’il n’y a pas aujourd’hui un consensus dégagé entre défenseurs des droits de l’homme », a confié notre source.

À en croire notre interlocuteur, le choix n’a pas été fait sur la base d’une élection. La désignation de Mory Douno fait donc objet de division systématique, entre les défenseurs des droits de l’homme.

« On n’a pas décidé de faire une élection. On a décidé de regarder des critères objectifs comme les diplômes, le combat mené contre le 3ème mandat », a-t-il précisé.

Certains activistes menacent de porter plainte dans les prochains jours.

Hadja Kadé Barry

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