CNT, démission de la GECI de la CORED, dossier Futurelec, Mamadou Sylla se confie (Interview)

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Nomination des conseillers nationaux et des membres du bureau du CNT, l’absence d’un représentant du parti UDG en son sein, démission de la GECI de la CORED, dossier FUTURELEC, Mamadou Sylla évoque comme il sait le faire dans un langage de franc-parler les sujets de l’heure dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction de mosaiqueguinee.com ce dimanche. S’il ne trouve pas d’inconvénient sur la nomination de Dr Dansa Kourouma à la tête du conseil national de la transition, le leader politique se dit par contre surpris de la démission sans information ou discussion préalable de Fodé Mohamed Soumah et de son parti au sein de la CORED. S’agissant de l’affaire FUTURELEC dont le dossier se trouve sur la table du procureur général Alphonse Charles Wright, la réponse de l’homme d’affaires est claire : » c’est no comment » !

Lisez plutôt !

Mosaiqueguinee.com : Le président de la transition a nommé les membres du CNT samedi avec à sa tête Dr Dansa Kourouma. Quelle est la réaction du président du parti UDG et leader de la CORED ?

Mamadou Sylla : Ce sont des guinéens qui sont nommés, vraiment je n’ai pas de commentaires sur ça. Il ne faut pas être jaloux pour faire des commentaires juste pour parler. Je pense qu’il faut attendre de les voir à l’œuvre. Dr Dansa qui est aujourd’hui nommé, je l’ai connu depuis le temps de Ben Sékou Sylla, après Bakary Fofana et autres. Je pensais même qu’il allait être nommé à un poste ministériel dans le gouvernement de transition. Dansa nommé à ce poste, je ne peux que le féliciter. On souhaite qu’il essaie de travailler rapidement avec son équipe, parce que, j’avoue qu’ils ont beaucoup de choses à faire car les yeux sont braqués sur eux ; surtout sur la question du chronogramme, les élections, etc. Il faut qu’ils commencent le travail rapidement. On le félicite, c’est un guinéen.

Dr Dansa Kourouma est accusé d’être un soutien du troisième mandat en faveur d’Alpha Condé. Qu’est-ce qu’en dit Mamadou Sylla ?

Vous savez, il faut que les gens qui disent qu’ils sont contre le 3ème mandat dépassent maintenant cette histoire de 3ème mandat. La priorité aujourd’hui, c’est comment mener très bien cette transition ; c’est là la question. Le 3ème mandat est dépassé, dire que tel ou tel a participé, ne devrait plus être de l’actualité aussi. Parce qu’ils paraît qu’on lui reproche d’avoir participé à l’obtention du 3ème mandat pour Alpha Condé. Je ne sais c’est quoi leurs preuves, car moi je n’ai pas vu ça ; je ne l’ai pas vu avec le micro pour sensibiliser les gens. De toutes les façons, cette question de 3ème mandat est dépassée. Continuons, car en faisant encore des problèmes sur ça, ça risque de nous retarder. Laissons l’homme travailler avec ses hommes”.

Qu’est-ce qui explique l’absence de votre formation politique l’UDG au CNT ?

C’est vrai de l’UDG n’est pas dedans. Mais quand vous regardez le temps que j’ai fait en train de gérer la chose publique, ça fait longtemps. Récemment, vous vous souvenez que j’avais mon groupe parlementaire à l’Assemblée et que j’étais chef de file de l’opposition. Cette histoire récente démontre que l’UDG partage, j’aime donner le peu de choses que j’ai aux autres et moi j’attends. C’est pourquoi beaucoup de personnes viennent dans mon groupe. Dès au début de cette histoire, j’avais dit aux membres de mon groupe, que mon parti ne fera pas partie dans le partage du quota. Ceux qui ont bénéficié aujourd’hui des places là-bas, je ne peux que les féliciter et dire que je suis content. Si les membres de mon groupe gagnent, c’est comme si c’est moi qui aurais gagné. Vous savez qu’il y a beaucoup de cadres dans ma coalition. C’est pourquoi, quand vous regardez, il y a beaucoup de représentants qui sont issus de mon groupe. Il y a 4 partis au sein de ma coalition qui ont des représentants au sein CNT”.

La GECI de Fodé Mohamed Soumah vient de jeter l’éponge au sein de la CORED. Il s’agit de la deuxième démission en l’espace de quelques jours après celle de Aboubacar Soumah du parti GDE. Le bateau CORED n’est-il pas en train de tanguer en haute mer face aux vagues scélérates ?

Je ne commente pas la démission de GéCi. Demandez-lui, c’est lui qui a démissionné. Il y a certes des démissions, mais il y a aussi des adhésions. Ça fait match nul, 2 buts partout. Vous savez, je n’aime pas discuter de ces choses. Le second, c’était comme un frère à moi. J’ai laissé beaucoup de choses et abandonné beaucoup pour qu’il puisse avoir des places à côté de moi. Ça a fait que beaucoup de gens se sont éloignés de moi. Je pensais qu’à cause du lien qu’il y avait entre nous car on montait ensemble, descendait ensemble et mangeait même ensemble, qu’il était un frère. Je pensais que, s’il y avait un problème entre nous, il devrait m’appeler et m’en parler pour qu’on trouve une solution. Mais comme on le dit, quelqu’un qui n’est pas ton frère ne peut jamais le devenir, ton frère reste et demeure ton frère. Je ne veux pas commenter parce que je suis surpris, dépassé de la façon qu’on s’est séparé. Je n’avais pas de problème moi parce que, comme je l’ai dit, beaucoup se sont éloignés de moi à cause de lui”.

Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

Je l’ai imposé au poste de porte-parole à la CORED, à l’ICP et même au poste de vice-président à l’assemblée nationale. Quand toutes ces choses se passent entre toi et quelqu’un, c’est normal que vous soyez déçus de son départ de cette façon. Je l’ai pris comme un frère, quelqu’un de ma famille. Ma famille même me demande si c’est vrai qu’il a démissionné. Mais c’est la vie, et c’est la politique. Chacun a créé son parti pour ça. Je suis touché pas à cause de la politique, mais parce que c’était quelqu’un de très proche. J’ignorais même certains membres de ma famille à cause de lui. Je prends le bon côté et j’estime que c’est la vie.

Affaire détournement : le cas de FUTURELEC a été évoqué par le procureur Charles Wright. Qu’allez-vous faire ?

Je ne commente pas ça parce que le dossier est dans la main de mes avocats. Vous savez, c’est une affaire qui dure depuis 17 ans. Elle a subi tout ce qu’elle a subi. Il y a eu neuf (9) audits, on laisse ça aux avocats.

Interview réalisée par Mohamed Bangoura

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