Célébration de mariage : quand toute retenue disparaît, le temps d’un cortège

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Il est vrai que la période actuelle n’est pas des plus porteuses pour les cérémonies de mariage. On préfère éviter la saison des pluies. C’est ainsi qu’on attend le moment le plus favorable que réservent les mois où on est sûr d’être à l’abri de la flotte. Et si, là aussi, on rate le coche, c’est pour se rattraper obligatoirement pendant le mois qui précède le ramadan. C’est alors que sont déclenchées de partout, des séries de mariages célébrés avec éclats, à travers la ville. Nous sommes encore loin de cette période, il est vrai. Mais, des exceptions se produisent de temps à autre, dont nous pouvons parler. Notre espoir est qu’elles servent à sensibiliser ceux qui peuvent être tentés de les reproduire à l’identique.

De quoi s’agit-il au juste ? Certains, parmi les participants aux mariages que l’on voit au passage des convois dans la rue, adoptent une attitude dangereuse pendant le roulage. Cela se remarque   surtout après le mariage civil, quand ils retournent au lieu de la cérémonie.

Là, le spectacle qui s’offre au regard est tout simplement ahurissant, tellement il y a des excès de toutes sortes. Les cris, les gesticulations, les klaxons rageurs et surtout, les acrobaties, les virevoltes, les slaloms que se permettent les convoyeurs, automobilistes et motocyclistes, sont pour impressionner le meilleur cascadeur Hollywoodien.  La presque totalité des participants au cortège des mariés s’y adonne à cœur-joie. L’excitation, le délire, l’exaltation, sont au rendez-vous. S’il n’y avait que ça, on aurait compris, arguant du fait que le mariage qu’on célèbre est un grand motif de joie et de bonheur pour tout ce monde qui jubile. Mais là où le bât blesse, c’est lorsqu’on se rend compte que l’anarchie est en train de prendre le dessus sur cette euphorie qui se débride.

Que voit-on au juste ? Au-delà des décibels excessifs qui sont déployés, il y a le fait que les règles de circulation ne sont plus observées. On se croit en cortège officiel. On occupe toute la chaussée, on remonte les sens interdits, on ne cède aucune priorité. En somme, on se donne tous les droits dans la circulation. Ce qui ne va pas sans tracas ou heurts, c’est le moins qu’on puisse dire. Il nous a même été donné d’en voir quelques-uns, heureusement vite gérés et circonscrits par les ambianceurs. Lesquels viennent rapidement calmer le jeu, conscients qu’ils sont, d’être en faute.

De tout ce méli mélo, ce qui apparaît le plus surprenant ou grave que tout le reste, c’est le comportement auquel se livrent des jeunes filles de belle prestance, jolies à souhait, décidées à se mettre en relief par tous les moyens, même les plus à risque. Par mimétisme, peut-être, cela est en train de devenir une habitude qui s’élargit à tous les mariages qu’on célèbre dans la capitale.

Ces filles, disons-nous, se mettent toutes sur les portières dont les vitres sont entièrement baissées. Elles s’asseyent à deux, à chaque ouverture, en équilibre instable, sans aucune attache pour les retenir. Et c’est dans cette posture qu’elles chantent et s’interpellent les unes les autres, buste incliné pour voir devant et hurler leur joie à tous ceux que leur convoi trouve en chemin. Si c’est pour montrer que la femme est l’égale de l’homme en matière de risques inutiles à prendre, et bien, c’est réussi, dirons-nous ! Quoique ce ne soit pas ce genre de mauvais calque que nous voulons les voir adopter. Ces exemples ne sont pas à encourager, encore moins à soutenir, surtout pour la gent féminine.

Pour peu qu’un accident se produise dans ces circonstances, sur ce trajet de gaieté, le convoi roulant à toute allure et en toute imprudence, ce qui va arriver ne sera pas agréable à voir. Surtout que, vu leur position dans le véhicule, ce seront des filles, les victimes. Et ça, pour sûr, ça va choquer !

L’épicentre des effets collatéraux se situera au cœur même du mariage. La fête va alors se muer en deuil, pleurs, douleur et tristesse. Il nous faut veiller à ce que cela n’arrive jamais.

Contrôlons donc nos comportements pendant ces périodes de mariage. Évitons tout ce qui est porteur de risques, tant sur les voitures où on s’accroche pêle-mêle et mal, que sur les motos en surcharge qui cascadent.

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