Il est donc suspendu jusqu’à ce que l’affaire soit jugée au fond, ou qu’une cour d’appel se saisisse du dossier.
La plainte avait été déposée par trois organisations américaines d’aide aux réfugiés. Elles protestaient contre l’arrêt brutal du programme, qui a, selon elles, forcé de nombreuses personnes ayant déjà leurs billets d’avion en poche à rester dans des zones dangereuses.
Les Etats-Unis accueillent des réfugiés depuis des décennies, via un programme qui constitue l’une des rares voies d’accès à la citoyenneté américaine.
La précédente administration de Joe Biden avait fait de l’accueil des réfugiés une priorité. Au cours de l’année fiscale 2024, quelque 100.000 réfugiés se sont réinstallés aux Etats-Unis, soit le nombre le plus élevé depuis trois décennies, selon des chiffres officiels.
Ces réfugiés viennent de pays en conflit, dont la République démocratique du Congo, la Birmanie ou encore le Soudan.
Le Haut Commissariat de l’ONU aux les réfugiés (HCR) estime à quelque 37,9 millions de réfugiés dans le monde, sur 122,6 millions de personnes déplacées.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a mis en place une vaste offensive anti-immigration, conformément à ses promesses de campagne.
Son administration organise des expulsions très médiatisées, avec des vols militaires transportant des personnes menottées vers des pays d’Amérique latine.
Le président a également tenté de revenir par décret sur le droit du sol, un principe consacré par le 14e amendement de la constitution américaine et appliqué depuis plus de 150 ans aux Etats-Unis.
Mais cette décision a été bloquée par différents juges fédéraux, ce qui pourrait provoquer une longue bataille susceptible de se poursuivre jusqu’à la Cour suprême, à majorité conservatrice.
AFP