Budget 2022 de l’État : le ministre de l’Économie explique les contextes de son adoption

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Le budget de l’État, pour l’exercice 2022, a été présenté ce vendredi 14 janvier à Conakry. Il se chiffre à 30 mille milliards GNF. Il sera exécuté sous la coordination du Premier ministre qui a donné des instructions claires et fermes dans le cadre de la lettre de cadrage qui l’accompagne.

Au cours de la cérémonie de présentation dudit budget, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a expliqué le contexte dans lequel ce budget a été présenté, adopté par ordonnance du président de la transition et publié au Journal officiel.

Contexte international

« Voilà bientôt deux ans, nous sommes sous le joug de la pandémie du COVID-19. Vous le savez, depuis deux ans, les économies fonctionnent au ralenti. Ce ralenti implique que nous avons une réduction des activités économiques en Guinée et de par le monde. Et qu’un peu partout, les pays ont dû mettre des mesures de soutien à l’activité économique pour éviter de grandes pertes en emplois et également éviter la détresse sociale qui s’est installée un peu partout ,et que pour faire face à cela, les pays ont dû s’endetter. Partout dans le monde, la dette a augmenté », a tenu à clarifier Lancinet Condé à l’entame de son speech.

« Récemment, poursuit le ministre de l’Économie, nous avons été rattrapés par autre chose : le renchérissement des coûts, notamment les coûts du transport. Dans la plupart des pays, il a été presque multiplié par deux. Le fret pour la tonne métrique a vu son coût doublé au niveau maritme. Et ces coûts sont en train d’être répercutés. Il y a également les prix des matières premières qui sont en train d’augmenter, notamment les céréales. C’est une réalité qui, aussi, marque notre contexte ».

A ces réalités, l’orateur a greffé l’exacerbation des tensions géopolitiques. Et pour asseoir son argumentaire sur une base, Lancinet Condé à, entre autres, cité les tensions autour de l’Ukraine et les discussions entre les puissances. « Tous ces événements ne sont pas neutres par rapport à ce qui arrive », a-t-il rappelé.

Contexte intérieur

« Au plan national, note M. Condé, vous savez qu’à partir de septembre, nous avons changé de contexte. Et une refondation s’est mise en place. Quand l’équipe gouvernementale de Son Excellence M. Mohamed Béavogui a été installée, la première priorité à laquelle nous nous sommes attachés était de donner un sens à l’action de la transition ».

Qu’est-ce qui va se passer ? Et comment ça va se passer ?

A en croire le conférencier, à l’occasion de la retraite gouvernementale que le gouvernement a faite à Kalia, dans la préfecture de Forécariah, il a été question de réfléchir aux priorités que l’équipe gouvernementale, sous la conduite du Premier ministre a condensées dans un cadre logique d’intervention qui va coordonner l’action gouvernementale, lequel cadre logique a été résumé en cinq axes, dont deux de gouvernance.

« On a la refondation institutionnelle et la gouvernance ; un axe économique : c’est la stabilité du cadre économique ; un axe social : l’action sociale, l’emploi et l’employabilité des jeunes ; ainsi que l’axe critique qui est important pour nous Guinéens. On a tous vu l’état dans lequel se situe la dégradation de nos routes. Donc, il fallait un axe d’infrastructures », a expliqué le patron de l’Économie, desFinances et du Plan.

Aux dires de Lancinet Condé, ce cadre logique préparé est en cours de finalisation et sera présenté très prochainement. « Et pour s’aplliquer, ce cadre logique va passer par un budget qui va transformer ces visions, ces résultats recherchés pour la période de la transition en actions concrètes circonscrites dans un délai d’une année. Non sans perdre de vue les éléments de ce cadre, les hypothèses de croissance et d’inflation qui ont permis l’élaboration du budget.

Parlant justement de ces hypothèses de croissance et les hypothèses d’inflation qui sont survenues par la suite, Lancinet Condé a dit que l’inflation est en hausse un peu partout.

« Nous, nous essayons tant bien que mal de la maîtriser, mais nous sommes encore à deux chiffres. L’inflation infra annuelle calculée est autour de 12. Donc, c’est encore à deux chiffres. Les perspectives de croissance sont des perspectives qui sont robustes par rapport à notre expérience de croissance dans le pays, mais faible par rapport à nos besoins. Nous sommes autour de 5,7 », a-t-il soutenu.

« Ces hypothèses vont être déclinées par le ministre du Budget. Et sur la base de ces hypothèses, le cadrage qui a été préparé par le gouvernement pour l’action gouvernementale de la transition, un budget, en un temps record, a été préparé et est disponible dès janvier pour éviter au pays de fonctionner au plan budgétaire, sur une base d’exception », s’est felicité le ministre.

Dans le même ordre d’idées, Lancinet Condé a confié que pour ceux qui connaissent la matière, au plan budgétaire, la Guinée avait l’habitude d’utiliser, en pareilles circonstances, les douzaines budgétaires.

« C’est-à-dire, on n’est pas encore prêt, mais on se débrouille avec une douzième partie du budget de l’année dernière pour continuer à fonctionner. Ce budget se rattache au cadre logique qui gouverne la période de transition et qui a été présenté également en grandes lignes dans la feuille de route du gouvernement », a conclu Lancinet Condé.

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