Baisse de salaire, primes impayées, prélèvements injustifiés : le cri de cœur de 3 044 enseignants recrutés en 2024

il y a 2 heures 15
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Un collectif de 3 044 enseignants, issus de la promotion 2024, s’élève contre ce qu’ils qualifient d’injustice salariale et administrative. Selon le porte-parole Billo Dioubaté, ces enseignants, affectés dans tout le pays, subissent une baisse injustifiée de leur salaire de base et ne perçoivent pas les primes statutaires auxquelles ils ont droit malgré leur titularisation.

“Après notre engagement officiel le 6 décembre 2024, nous avons été mutés dans différentes localités. Mais en septembre 2025, nos bulletins de salaire ont révélé une anomalie majeure : notre indice monétaire est passé de 1 372 à 1 319, affectant exclusivement les enseignants et le personnel de santé”, dénonce Billo Dioubaté.

Selon Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), cette situation concerne particulièrement 2 027 enseignants du secondaire et 1 017 de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Malgré la titularisation signée le 31 décembre 2025 par le ministère du Travail et de la Fonction publique, les bulletins de janvier 2026 montrent que les enseignants n’ont reçu que leur salaire initial de 2 861 000 GNF.

“Nos primes statutaires – prime de craie, prime de préparation, prime d’incitation, prime de zone, indemnités de logement et de transport – n’ont jamais été versées. Nos échelons n’ont pas été appliqués et notre carrière est bloquée. Pendant ce temps, certains agents n’ayant même pas effectué le stage probatoire ont été titularisés et bénéficient de tous les avantages liés au statut de fonctionnaire”, s’indigne Billo Dioubaté.

Le SNE précise que chaque fonctionnaire concerné a perdu au moins 80 000 GNF par mois depuis septembre 2025, soit plus de 400 millions de francs cumulés pour l’ensemble des enseignants concernés, y compris ceux du secteur de la santé.

Face à cette situation, le collectif et le syndicat exigent, entre autres, la correction immédiate des bulletins de salaire et le rétablissement du salaire de base, le versement intégral des primes et indemnités, la reconnaissance effective de la titularisation et l’application des échelons correspondants, et le rappel de tous les montants indûment prélevés depuis septembre 2025.

“Nous sommes pour le dialogue social et la stabilisation du monde du travail, mais si les engagements déjà signés ne sont pas respectés, cela risque d’augmenter la frustration et de créer des troubles dans la société”, avertit Michel Pépé Balamou.

Le collectif appelle désormais le gouvernement à une intervention rapide afin d’éviter toute perturbation dans les établissements scolaires et garantir le respect des droits des enseignants, dans un contexte de transition politique et de continuité de l’État.

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