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Nommé lundi dernier, Amadou Oury Bah a officiellement pris fonction cette semaine à la Primature de la République. Désormais, l’heure est à la mise en place du prochain gouvernement, dont l’ossature a été dévoilée simultanément à la nomination du Premier ministre.
Ce jeudi 29 janvier 2026, celui qui fut directeur de campagne de Mamadi Doumbouya lors de la présidentielle de décembre dernier a accordé une interview exclusive à GMD TV, une chaîne de télévision numérique dédiée à la valorisation des acquis du régime de Conakry. Au cours de cet entretien, le Premier ministre est revenu sur la nécessité d’une gestion vertueuse des affaires publiques et a fixé les grandes orientations de la gouvernance du gouvernement qu’il s’apprête à diriger.
Dans ce sens, il a indiqué que la réduction du nombre de portefeuilles ministériels traduit « une dynamique profonde de transformation de la société », amorcée, selon lui, dès 2019, même si, à cette époque, le véritable changement « n’avait pas encore pu s’opérer ».

« L’exercice du pouvoir au niveau gouvernemental a montré qu’il y avait beaucoup de défiance et de déficits sur le plan organisationnel, sur le plan de la capacité d’être proactif pour répondre avec célérité aux attentes. Par exemple, la nécessité de réduire complètement les délais par rapport à la mise en forme d’un projet, le circuit administratif et financier excessivement lourd : un projet urgent qui prend un an et demi, deux ans. Des chantiers qui démarrent, qui ne se terminent jamais. Ça, c’est extrêmement pénible et des constats avaient établi qu’il y avait beaucoup de, j’allais dire, un éparpillement des centres de décision au lieu d’avoir une cohérence dans le cheminement du processus de décision. D’où la nécessité de mettre ensemble, et comme parce que vous savez, nos compatriotes, la mentalité qui a toujours prévalu en Guinée, un ministère devient comme une forteresse. Or, un gouvernement, c’est l’ensemble des ministères et pour que le gouvernement fonctionne, pour que le gouvernement soit efficace, il faut qu’il y ait, j’allais dire, la transversalité entre tous les comportements de ce gouvernement. Donc, il faudrait que les ministères se parlent, que les ministères communiquent et malheureusement, la tendance naturelle qui a prévalu pendant de longues décennies, parce que vous savez, les habitudes, on ne les change pas du jour au lendemain. On a déploré des évolutions en silo au lieu de développer un esprit d’équipe, un esprit de collégialité pour tirer profit de toutes les synergies qui auraient pu être possibles. Les changements de l’architecture gouvernementale tendent à apporter une amélioration à ce niveau-là. C’est aussi un exercice ; on examinera à l’épreuve des faits ce qu’il en sera », a-t-il souligné.
Poursuivant, Bah Oury a précisé qu’au-delà de ces réformes, « les systèmes d’information vont évoluer », ajoutant que « la digitalisation de l’administration n’est plus un choix, mais une obligation ». « D’où la nécessité, de ce point de vue, d’aller dans le sens d’une véritable transformation de nos pratiques afin de permettre une célérité, une traçabilité, une capacité de communiquer sans que cela ne nuise à la nécessité de la transparence », a-t-il précisé.
La mission du gouvernement en cours de formation portera notamment sur la poursuite de la dynamique enclenchée depuis le 5 septembre 2021, a déclaré le Premier ministre. L’objectif est, notamment, de permettre la mise en place d’un budget-programme, et non de budgets annuels ou de deux ans.
« En prenant en compte les dynamiques qui ont été engagées durant les quatre premières années, nous allons renforcer notre capacité à rendre notre gouvernance économique beaucoup plus cohérente, beaucoup plus structurée, beaucoup plus proactive, en mettant en œuvre le budget-programme. Le budget-programme, cela veut dire qu’aujourd’hui, il faut qu’on réfléchisse au-delà de deux ans, de trois ans pour que tout cela soit planifié, que tout cela puisse être budgétisé afin d’éviter des évolutions au gré des humeurs, au gré de, j’allais dire, décisions qui peuvent être aléatoires, à géométrie variable. Plus de cohérence, plus de constance, plus de prévisibilité, ce qui permet à un ministère de savoir, pour l’année N, ce qu’il fera pour l’année N+3, et de se donner des priorités en termes d’investissement, en termes d’action, afin que cela puisse être suivi sans qu’il y ait des interruptions, sans qu’on donne des avances de démarrage et que ces avances de démarrage ne soient jamais utilisées », a-t-il dit.
Plus généralement, le gouvernement que Bah Oury s’apprête à diriger s’emploiera à impulser un changement de paradigme et de mode de pensée, « afin d’être plus efficace et d’anticiper les défis ». « D’où la mise en place du ministère regroupant à la fois l’économie, les finances et le budget. Cela pour éviter les déperditions, renforcer nos capacités d’absorption, réduire le temps de mise en œuvre d’un projet. Ce sont, disons, les objectifs que nous nous assignons pour éviter les déperditions et le fait de dilapider des ressources, tant sur le plan humain que sur le plan financier, pour peu de choses. On sent qu’à travers ce nouveau septennat, l’idée est de les rendre meilleures, de mieux orienter ces ressources issues du secteur minier, issues donc de l’activité économique en général, afin que les projets financés soient des projets qui impactent réellement la vie des populations », a-t-il conclu sur ce sujet.
Mosaiqueguinee.com
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