An 13 du Pedn: Kouyaté évalue le parcours de son parti et juge les actes du Crnd  

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« Aujourd’hui, ce qui est en jeu, c’est à la fois la plateforme du dialogue et les assises nationales. Beaucoup diront qu’on n’a pas préparé, qu’on n’a pas fait dérouler ce qui est fait comme calendrier. En réalité, tout cela est superfétatoire. »

Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) dirigé par l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté a célébré ce samedi 26 mars son 13ème anniversaire à son siège à Ratoma.

La cérémonie festive a connu la présence de l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, la première vice-présidente du Conseil National de la Transition (CNT), des anciens ministres, des membres du CNT et des leaders des partis politiques.

Dans son allocution de remerciement, le président du PEDN, Lansana Kouyaté, en compagnie de son épouse, a saisi l’opportunité pour rappeler que sa formation politique  a été comblée d’espoir lorsque le Conseil National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) a pris le pouvoir et surtout, a-t-il précisé,  lorsqu’il a annoncé ses valeurs cardinales à savoir, entre autres,  » la justice comme boussole, le combat contre la gabegie et tout ce qu’il y a comme occupation illégale des espaces et des immeubles qui appartiennent à l’Etat ».

Poursuivant, l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté a déclaré que son parti adhère aux idéaux du CNRD. Parce que  »c’est la voie obligée de tout pays qui se respecte. Sans loi, il n’y a pas de possibilité d’avancer », s’est-il justifié.

Sans nommer personne, Lansana Kouyaté dira ceci : «ceux qui disent qu’ils préfèrent l’injustice aux désordres, ils auront à la fois l’injustice et le désordre. Le désordre est le lit qui crée l’injustice. L’injustice est le lit qui crée aussi le désordre. Il n’y a pas de pays qui va contre ses propres lois et n’aboutit pas à un chaos», argue-t-il.

S’exprimant sur l’actualité socio-politique, Lansana Kouyaté a été, on ne peut plus clair sur les actes jusque-là posés par la junte au pouvoir en Guinée dans le cadre de la Transition en cours depuis le 5 septembre. «Aujourd’hui, ce qui est en jeu, c’est à la fois la plateforme du dialogue et les assises nationales. Beaucoup diront qu’on n’a pas préparé, qu’on n’a pas fait dérouler ce qui est fait comme calendrier. En réalité, tout cela est superfétatoire. Ce qui est essentiel, c’est qu’on a procédé à un lancement et ce lancement va entamer le reste (…). Nous disons oui au dialogue, oui à tout ce qui peut amener la Guinée à lire son histoire, savoir ce qui s’est passé dans la sérénité, dans le calme et aboutir à la vraie réconciliation (…). C’est le développement à la base, c’est la décentralisation et la déconcentration qu’on peut créer pour qu’à la base, les gens puissent vivre dignement. Tout ne peut pas être chapeauté du sommet, il y a beaucoup à faire et je suis certain que nous arriverons à bon port», espère l’ancien Premier ministre.

Dans la même logique, le président du PEDN a invité ses militants à aller de l’avant en tenant compte des erreurs du passé: «Il y a treize ans six mois que le PEDN est né. Il n’y a pas de route royale qui mène aux valeurs ou à la prospérité. Seuls oseront arriver au sommet, ceux qui oseront affronter les embuches, les épines, les serpents (…). Le parti a trébuché par moment, le parti a connu des erreurs par moment, le parti a connu des heures gloires et d’exaltations par moments. Nous en tenons compte qu’à chaque fois qu’on tombe ou qu’on trébuche, il faut savoir se relever. Nous sommes victimes, il ne faut pas être victime deux fois (…)», a-t-il conclu.

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