Affaire Damiba : « C’est une affaire très complexe qui implique plusieurs pays et des personnalités que l’on n’imaginait pas » (Ibrahima Traoré)

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Le capitaine Ibrahim Traoré a confirmé, au début du mois d’avril 2026, le retour au Burkina Faso de l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba, désormais « entre les mains de la justice », après son extradition depuis le Togo.

Accusé d’être impliqué dans des tentatives de déstabilisation du pays, l’ex-chef de l’État est poursuivi pour des faits présumés de complot et de corruption. Selon les autorités de la transition, il a déjà été entendu par un juge, une information confirmée par le capitaine Traoré lors d’une récente conférence.

Le chef de la junte a indiqué qu’il ne s’agirait pas d’un premier cas.

« Ce n’est pas la première tentative. Depuis notre arrivée, plusieurs actions de ce type ont été enregistrées. Mais cette fois-ci, des preuves accablantes ont été réunies », a-t-il déclaré, évoquant des alertes répétées reçues par les autorités.

Malgré ces accusations, Ibrahim Traoré affirme avoir longtemps privilégié une posture de retenue à l’égard de son prédécesseur. Il assure n’avoir jamais engagé de poursuites contre lui auparavant, par respect pour son statut d’ancien chef d’État.

« Nous n’avons jamais voulu mener une chasse aux sorcières. Par principe, je respecte les anciens dirigeants, quelle que soit la durée de leur mandat », a-t-il expliqué.

Toutefois, la gravité des faits reprochés aurait conduit les autorités à changer d’approche. Le président de la transition évoque notamment des projets violents visant à semer le chaos, avec des appels présumés à commettre des actions meurtrières.

Selon lui, des éléments de preuve ont été transmis aux autorités togolaises, ce qui aurait facilité l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il affirme également que le dossier dépasse le cadre national.

« C’est une affaire très complexe. Elle implique plusieurs pays et des personnalités que l’on n’imaginait pas. Il y avait une véritable organisation derrière », a-t-il soutenu.

Concluant ses propos, Ibrahim Traoré insiste sur la gravité du dossier : « Un juge l’a déjà examiné. C’est lourd, très lourd. Cette affaire nous a permis de tirer beaucoup d’enseignements. »

Mamadou Mouctar SYLLA 

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