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Le procès d’Aminata Touré, alias « La Conseillère Ami », marchande de profession et mère célibataire, poursuivie par le ministère public pour « injures et violences physiques », sur le fondement des articles 282 et 363 du Code pénal, s’est ouvert ce mardi 24 mars 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn.
Poursuivie en flagrant délit par le parquet à la suite d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le représentant du ministère public a qualifié les agissements de celle connue sous le nom de « La Conseillère Ami » de trouble à l’ordre public et d’atteinte à la dignité humaine.
Dès l’ouverture de l’audience, la prévenue a choisi d’observer le silence face au tribunal. Interrogée par le président sur les raisons de sa comparution, elle a répondu : « Je n’ai rien à expliquer au tribunal, je demande juste la clémence du tribunal. »
Face à cette attitude, le président du tribunal, Ibrahima Sory Sow, lui a indiqué que, si elle n’avait rien à déclarer, la parole serait donnée au ministère public pour ses questions. Aminata Touré a alors rétorqué : « Je demande juste le pardon. »
Sous l’insistance du procureur, la prévenue a finalement expliqué que la vieille dame s’était rendue dans sa boutique, où elle avait pris un bazin l’année précédente. Selon elle, lorsque cette dernière a souhaité récupérer le bazin, sa grande sœur, également sa patronne, avait privilégié l’apaisement en lui offrant le tissu ainsi qu’un foulard. Elle a également affirmé que la vieille dame, qu’elle a ensuite humiliée sur les réseaux sociaux, aurait profité d’un moment d’inattention pour emporter une robe, ce dont elle aurait été informée par une cliente.
Interrogée sur les motivations de son acte, Aminata Touré a déclaré avoir agi dans le but d’intimider d’éventuels auteurs de faits similaires.
Dans son réquisitoire, le procureur Mamadou Yaya Boiro a estimé que, même si des injures avaient été proférées, elles auraient dû rester dans un cadre privé plutôt que d’être exposées sur les réseaux sociaux. Selon lui, l’objectif était d’humilier la victime à la face du monde et d’inciter d’autres personnes à reproduire de tels comportements.
Le magistrat a ajouté que, si la prévenue se considérait victime de vol, la démarche appropriée aurait été de saisir les autorités compétentes. Pour le ministère public, ces explications relèvent d’une tentative de justification. « Elle est une actrice des réseaux sociaux, ses contenus sont choquants », a-t-il déclaré.
Dans une adresse à portée morale, le président du tribunal a interrogé la prévenue sur la pertinence de l’incarcération, lui demandant notamment si elle avait pu voir son fils durant sa détention, ce à quoi elle a répondu par la négative.
Le ministère public a requis que le tribunal retienne Aminata Touré alias « La Conseillère Ami » dans les liens de la prévention pour diffusion d’injures publiques par le biais d’un système informatique à l’encontre d’une personne physique. Il a également sollicité une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis, une amende de dix millions de francs guinéens ainsi qu’une interdiction d’utilisation des réseaux sociaux pendant six mois.
Statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort, le tribunal a déclaré Aminata Touré coupable sur le fondement de la loi sur la cybercriminalité. Pour la répression, il l’a condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’au paiement d’une amende de 5 millions de francs guinéens.
Mamadou Yaya Dounet Barry
L’article Affaire « Ami la Conseillère » : le tribunal de Dixinn la condamne à un an de prison avec sursis et à 5 millions de francs guinéens d’amende est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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